Une expérience si désagréable qu'assembler "doute" et "méthode" ne peut rien être d'autre qu'un oxymore.
Rentrée, interro, exposés, méthodes universitaires plus que douteuses, bien plus que douteuses, nausée rien qu'à l'idée de revoir certaines tronches de cake, être forcé de subir l'absurdité de l'enseignement à la fac parce que bon on n'y peut rien c'est comme ça soit tu fais soit tu te plantes, ma soeur qui part en couilles, le doute qui s'impose, toujours, l'angoisse.
Bon sinon ça va, je réussis quand-même à me mettre face à mes cours mais c'est la frustration qui me chagrine un peu (beaucoup) et qui m'agace. Se dire que ça pourrait être tellement mieux, si on repensait juste un peu les choses. Quand j'étais plus jeune, plus petite (encore plus petite), je pensais "la fac, la fac" mais rien ne correspond à ce que je m'imaginais. J'ai sûrement une vision un peu trop idéalisée des études supérieures à l'étranger mais j'ai l'impression qu'on se fout le doigt dans l'oeil à tous les niveaux.
C'est précieux d'étudier, tout cela mériterait plus d'attention, plus de temps passé à chercher des améliorations concrètes et efficaces. Moi j'étais à peu près à 100% d'accord avec la première version des si contestées LRU, il n'en est resté que... du pire. Comme si on cherchait à combler des trous qui sont très bien là où ils sont et que pas une seule seconde, on se rendait compte d'à qul niveau le changement doit s'effectuer.
Bref, j'aime étudier. Ca fait longtemps que j'aime ça. Mais c'est si mal foutu qu'un jour sur deux, je me dis : "Je pourrais ne pas aller en cours, là". Et j'y vais, la plupart du temps, mais je comprends pas bien comment on en arrive là.
Elle a obtenu des notes potables au concours. Aucune note éliminatoire. Bonne surprise pour la dictée, si elle avait eu cette note-là aux quatres épreuves, elle l'aurait eu son concours, et plutôt bien placée.
C'est assez amusant : sa moyenne générale a été plombé par le "texte littéraire". Le texte littéraire ! Son soi-disant domaine de prédilection. Mais qu'importe, il n'y a pas de "texte littéraire" à Paris ou à Strasbourg. Et le texte littéraire, ça se travaille ; le résumé, ça se travaille. Quelque chose me dit qu'elle va prêter plus attention à ses cours de méthodologie.
Il y a dix points d'écart entre le premier et le dernier admis. Entre ces 130 heureuses personnes (120, a posteriori).
Il y a six points (et des bananes) d'écart entre le dernier admis et elle. Et il y a près de 1900 candidats. Un rapide calcul la classe dans le rang des "pas très loin d'être admissible mais retente ta chance plus tard, bébé". Mais je suppose que pas mal de monde se bouscule au portillon de cette tranche-là.
Au fait, elle c'est moi.
Mais j'analyse, alors je me fais spectatrice.
Je n'y peux rien, quelque chose me dit que si je n'avais pas laché mes révisions deux mois avant la fin, j'aurais pu me dire "Et merde, j'étais vraiment pas loin", et ç'aurait été bien mieux. C'était mon objectif secret, je l'avoue.
Comme dirait un des charmants examinateurs de Lille, à l'année prochaine !
Mon chéri merveilleux, la fac, les SDL, le fait d'avoir dit "tant pis" en apprenant que j'avais loupé le concours de Lille (pas mon genre), la photo de ma mamie dans mon porte-feuille et le fait d'aller mieux, mes parents, Gilmore Girls, ma soeur même si on ne se refait pas j'ai vraiment du mal avec ses habitudes de vie, les nouilles/soupes chinoises, les promotions roman chez Gibert, le fait d'apercevoir de longues écharpes, des pulls orange et des chaussettes rayées (le must) dans des magasins de vêtements habituellement horribles pour nanas (c'plus facile comme ça), le début de l'automne (even though my pork and I get sick), mon nouveau matelas grâce auquel j'arrive à dormir d'une traite, Philips le roi de la cafetière, and so on and so far.
Bref, que demande le peuple ?
Et c'est pas parce que je dis que je vais bien qu'il faut que les choses s'inversent, hein ?!
"(20:50)Interlocuteur anonyme : Raaah t'etais la et tu me dis pas bonjour?
(20:50) Caro: gné je travaille saleté
(20:51) Caro: d'ailleurs je peux même pas rester :/
[...]
(23:07) Caro : et faut que je m'y remette, il est 23h -.-"