Ah putaiiiiiin, pourquoi je me suis lancée dans les lettres ? Mais pourquoi ? >.<
J'aime Sartre, Camus, Diderot, de nombreuses pièces de théâtre ; mais j'aime surtout Amélie Nothomb, Philip Pullman, Anna Gavalda, Carlene Thompson, Paolo Coelho, Lauren Weisberger ou Aldous Huxley. Lesage m'ennuie, je lutte avec Flaubert, mes profs m'endorment et les cours sont une épreuve. Aller à la fac à reculons, j'ai toujours trouvé ça dommage.
J'aime lire dans mon lit, dans le métro, j'aime me laisser aller au fil de la lecture.
Je m'ennuie ferme en cours de littérature. Je dormirais presque.
Pourquoi n'ai-je pas suivi mon instinct ?
Paris III, Sciences du langage. Possibilité d'apprendre une langue (en tant que mineure) au sein du cursus, et donc d'en choisir une deuxième en langue vivante obligatoire.
Aaaaaah j'aime la linguistique ...
"Débouchés professionels :
- La profession de professeur des écoles, les divers enseignements du français,
- Les professions de la communication,
- Les professions paramédicales concernant le langage,
- L'enseignement des langues étrangères,
- Les recherches linguistiques et phonétiques."
Mais c'est bieeeeen...
Sauf que c'est retour en L1, nouvelle fac. Pas sûre. Et si ça me plait pas ? C'est la fac -.-
Aurai-je le courage d'aller voir mon prof de linguistique et de lui demander son avis ?
En attendant, pour le moment :
Littérature du XVIIIe : 08/20
Littérature du XVIIe : 11/20
Littérature comparée : 17/20
Ancien français : 13.5/20 (J'étais quand-même la première surprise.)
Latin : 18.12/20
Méthodologie : 17/20 (J'ai eu un pot monumental en tombant sur la magnifique préface du Dernier Jour d'un Condamné à analyser en partiel) et 15/20 (fiche de lecture sur l'Illusion Comique) Linguistique : 18.5/20
Anglais oral : 14/20 (sauf si on me compte quand-même la fichue phonétique qui ne devrait pas compter)
Grammaire anglaise : 18.25/20 pour le moment (pas encore eu la note de partiel)
Version : 16/20 Pratique du français : 18/20 pour le moment (pas encore eu la note de partiel)
J'aime les langues, j'aime étudier la formation des langues, j'aime la grammaire, j'aime la linguistique. J'aime la langue française. Les études de littérature, ça me pompe.
Ca me démotive complètement. Je suis en train de râter un énième cours. Le dixième en trois semaines, je crois. Je m'en veux, et je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, en plus.
Mais passer des heures en regardant sa montre, c'est frustrant. Se demander ce qu'on fera, comment, où, pourquoi, où ça menera, se répéter qu'on n'est pas à sa place, ça finit par devenir récurrent... Omniprésent.
C'est la fac, mais...
Mais...
Est-ce que ça mène quelque part ?
Je sais ce que j'aime, mais j'ai l'impression que tout mène à un énorme mais.
Ah oui. C'est embêtant aussi, quand vous lisez un livre, que vous être pris dedans. Mais "c'est un grand classique de la littérature", donc ça blablate, ça blablate, et ça te balance la fin au détour d'une phrase. Puis ça t'analyse tout avant que tu ne sois arrivé(e) à la page 100. Tu étais censé(e) le lire pour dans plusieurs semaines, pour un autre cours, tu t'étais lancée dedans. Mais, bien évidemment, tout est gâché. Sympa. Une des joies de la fac de lettres.
Des fois je me dis qu'en lettres modernes il ne faut pas aimer les livres, mais l'histoire.
Que ça lui plaise, que ça lui plaise, que ça lui plaise, que ça lui plaise.
Je voudrais juste lui montrer à quel point être avec lui me rend heureuse.
A quel point ma vie est différente avec lui. Dans tous ses aspects.
Niaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise >.<
Allez je casse tout, on se fait un MacRomance demain =) (Ou presque.) Dans quelques heures devrais-je dire.
Une soirée comme les autres, c'est ça le pied. Sauf qu'on se voit un jour plus tôt =)
Sinon, journée de demain moisie en perspective. Dans cinq heures je devrais être partie pour la fac, pour quatre heures de cours d'un coup. And so on and so on. Trois heures et demi de plus par la suite.
Consultation des copies, j'y vais ou j'y vais pas ?
J'ai du vocabulaire de latin à apprendre, et quelques heures de sommeil à caser :/ (si je me réveille demain.)
Dire qu'il y a un an, je passais un 14 février absurde, tout en aimant un con qui porte ce prénom stupide. Ha.
D'ailleurs on l'a croisé dans la rue avec mon porc à l'olive, on l'a vu de dos. Lui et sa démarche de mec assuré et... pathétique. Il était ridicule et c'était très drôle. Pas de doute sur ma guérison. Ca faisait quand-même six mois que je ne l'avais pas vu.
C'était sans aucun doute une très bonne journée. Moi qui la craignais tant.
Bien sûr, un début quelque peu râté. Réveil tardif, je râte une heure de civilisation latine, tant pis. Cours de langue latine, lent, très lent. La prof persévère dans sa démarche de n'interroger qu'une personne pendant près d'un quart d'heure, et surtout personne d'autre. Je devrai garder le silence pendant une heure trente. Quelque peu rageant pour les trois heures qui ont été consacrées au latin le week-end dernier, mais chut, penser comme ça, c'est le mal. J'apprends aussi qu'on devait en fait apprendre les cinq temps primitifs, depuis le début. Révisions supplémentaires à programmer. Un cours d'ancien français aussi absurde qu'ennuyeux. Mais - je ne comprendrai jamais - pourquoi, pourquoi ? (Je manque de perdre le petit cochon accroché à mon portable aussi, j'ai eu du mal à m'en remettre, mais passons.)
Puis vient la deuxième moitié de la journée. Je retrouve les copains, et la promo L1 lettres dans un des charmants amphis de Paris XII, pour ce premier cours de linguistique du français moderne de S2. Bonne nouvelle, le professeur remet les partiels qui n'ont encore été rendus, le suspense prendra fin. J'ai l'impression d'avoir réussi mais sait-on jamais. Les noms s'enchaînent, puis il appelle le mien. L'angoisse monte, je descends rapidement les marches. J'aperçois ma note, en rouge. M.P. me regarde et s'adresse à moi, très sobrement : "C'est excellent." Je souris timidement, le remercie, et attrape ma copie, toute tremblotante. Un commentaire qui fait tant plaisir, surtout de sa part. 18,5. Mes joues s'enflamment, je me sens si bien.
Le cours est passionant. Linguistique de l'énonciation. Peut-être est-ce parce que je me sens pousser des ailes, mais j'écoute très attentivement, et je note en silence. A ce moment-là, je suis contente d'étudier les lettres, je me sens satisfaite.
Je prête des notes, je récupère le cours du matin, je file le recopier à la bilbiothèque en attendant mon dernier cours, de seize heure à dix-huit.
L'heure arrive. L'amphi est petit, je n'ai jamais vu la quasi-totalité des étudiants qui m'entourent, je m'assois pas trop loin, bien face au prof. Ce John M. très british débute le cours intitulé 150 ans de musique populaire anglaise - choisi un peu par défaut je l'avoue - après quelques minutes à trifouiller sur son ordinateur.
On découvre. Il parle bien français, mais avec cet accent impossible mais adorable. Il retrace ces dizaines d'année en une heure et demie, extraits à l'appui.
The Albion Band (coup de coeur numéro 1), The Dubliners, The Beatles, Jethro Tull, Bay City Rollers, Madness, Arctic Monkeys, Lady Sovereign, Junoon, Asian Dub Foundation (coup de coeur numéro 2), folk, rap, heavy-metal, rock'n'roll, music-hall glam-rock, ...
Beaucoup à écouter, beaucoup à découvrir. Le volume réglé par Sir Mullen est impressionant. On est encore dans l'Amphi Rouge du bâtiment I1 après tout.
Du coup - toujours aussi psychotique que je suis - je crains pour la journée de demain. Retour au lycée, interventions auprès des terminales 2007-2008, remise du bac, etc.etc. Retour de l'amoureux, espérons qu'il aille bien, espérons que sa mère aille bien.
Mais pour le moment, on est jeudi soir, à peine 21h30 et j'écoute de la British Asian Music. Eh oui, je vais pouvoir avoir l'air intelligente moi aussi à citer plein de genres musicaux pour bien tout mettre dans des cases et prouver que je connais tout. Pas de soucis à se faire, je vais tout oublier très vite.
Les Combustibles (potentiellement utile en cas de guerre.)
Déçue par un Nothomb, sacrilège. Petite pause de 89 pages dans le métropolitain entre Gil Blas, la deuxième relecture de l'Illusion Comique et A la Croisée des Mondes édition pavé, désagréable à transporter. Quatrième de couverture alléchante, "Quel livre, quelle phrase de quel livre vaut qu'on lui sacrifie un instant, un seul instant de chaleur physique ?"
L'idée est intéressante, la fin est très réussie (contrairement à nombre de ses autres ouvrages, je dois l'avouer), mais j'ai curieusement senti passer les 89 petites pages. Déçue donc, mais je m'en remettrai, merci.
"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)
"Si nous pouvions vivre sans passions, peut-être serions-nous moins torturés.
Mais nous serions vides, espace désert, sombre et glacé.
Sans passions, nous serions véritablement morts."
Buffy, Episode 17 Saison 2, Passion ou La boule Thesulah, incontestablement un des plus beaux de tous.