Je suis juste stupide et faible.
Et je lui fais stupidement ressentir.
Et je m'écrase comme une petite fourmi qui a peur du grand pied du méchant humain.
L'intérêt ? Aucun, au final, ça ne fait qu'empirer les choses.
Ce ne sont pas les faibles qui sont aimés. Fuis-moi je te suivrai, suis-moi je te fuirai. Je suis en train de lui crier "fuis-moi" à plein poumons, rien de plus.
Janvier. Janvier est sur le point de quitter la ronde. Le premier mois de cette nouvelle année.
Janvier et son lot de larmes, de pluies venteuses, de papiers griffonés et de mélodrames absurdes est bientôt derrière nous.
D'ici une heure et quelques, je connaitrai les joies de l'enseignement.
Enfin, n'en rajoutons pas, je dispenserai des cours particuliers d'anglais à une demoiselle en classe de première économique, qui a accumulé un certain retard.
Si je dois être honnête avec moi-même, je crois bien que c'est plus le fait de retourner au lycée qui m'angoisse. De recroiser telle ou telle personne. Direction donc bibliothèque, si c'est possible, dans la salle de groupe, en espérant qu'il n'y ait pas trop de monde. Et après, on avisera.
Je disais hier à la petite N'olive (= le chéri) que mon stress ne m'handicapait pas dans ma vie.
C'est vrai, je n'ai pas de problème particulier avec les gens de mon âge, j'aime faire de nouvelles connaissances, etc etc.
Mais je fixe des enjeux là où il n'y en a pas réellement, et certains angoisses se créent dans raison particulière. Parfois je fuis, parfois non. Mais j'anticipe à peu près tout le monde. Si ce n'est pas un handicap, c'est au moins véritablement destructeur.
Ceci étant, je vais me préparer à filer pour récupérer la petite A. qui n'a qu'un an de moins que moi (mais chut) et qui mesure probablement plusieurs centimètres de plus. Surtout que je vais laisser tomber les Docs pour mon expérience de prof' particulier, ça fait plus sérieux. Haha.
Sometimes I just get tired of thinking.
I would like to scream but there's just a few words coming.
Feeling of nostalgia, loss, foregiveness or memories. Blackout and flash of lightness.
In this dark room, by myself, wondering if it's possible to forget. One day. To live in present. Stop freaking out all the time. Stop remembering all the details, from the straight beginning.
I wish I could scream, cry for hours and drop out.
As a useless broken bicycle.
"Life feelings", as you said so. True feelings. Entering his head. Dropping love.
I wish I could find an equilibrium, I wish I could live my life, forget the hardships, no matter.
I hate this feeling of nostalgia. I hate remembering.
I hate the failing, the old sadness.
And I understand it's stronger in my heart. This "life feeling".
Elle devient casse-pied celle-là. C'est ainsi qu'on plannifie sa journée Lever - Maison - Ménage - Douche - Bibliothèque - Maison - Dodo. C'est ainsi qu'à trois heures et quelques du matin, on se réveille dans les bras du chéri, on somnole puis il est impossible de se rendormir. On est obligé de se rendre compte du départ (Plus simple à gérer quand on est à moitié endormie), on tente vainement de retrouver l'ami sommeil qui a résolument pris la décision de ficher le camp, puis on se lève et on s'occupe. Le mal de crâne est évidemment présent, et l'on sent que le moment où la fatigue viendra s'abattre sans crier gare arrivera tôt ou tard. Au mauvais moment, cela va sans dire.
Mais que fait-elle encore là ? Que ce soit bien clair, en ce moment je n'aime pas la nuit. Je n'aime pas que le soleil se couche alors que je n'ai même pas eu le temps dire ouf, je n'aime pas l'obscurité grandissante, je n'aime pas rentrer en pleine nuit et je n'aime pas cette impression pesante que me procure ce sombre décor. D'où la conclusion que ma théorie sur l'insomnie volontaire ne tient plus debout. C'est le cas de le dire. Je cherche encore, donc.
J'ai tout de même dormi treize heures la nuit précédente, ce qui fait un total de quatorze heures en deux jours, ce qui me semble raisonnable. La migraine se fait sentir mais réussir ce fichu partiel demain implique de respecter mon programme.
Au fait je m'auto-diagnostique hypocondriaque, paranoïaque, borderline et bipolaire. Tellement simple cette fatalité médicale. En bref je ne me proclame rien de tout cela et vais simplement me prendre en main, me raisonner, etc. Insomniaque ? C'est la même chose. Il y a une raison immédiate à mon absence de sommeil. Et je vais faire avec.