Finalement je vais travailler dans un bureau. Plutôt fun, j'aime bien classer. Un quart d'heure de chez moi, ça paye plutôt bien, horaires de fonctionnaire et cafés à gogo.
J'avais passé l'entretien pour travailler chez Mickey, je l'avais d'ailleurs réussi. Très bon anglais, très bon accent, très bon contact (oui mes chevilles vont très bien, merci, mais je précise que ça ne vient pas de moi, quand-même), mais Mickey a recruté très tôt cette année donc il n'y a plus de places là où je pourrais travailler. Enfin, en théorie, parce qu'il est hypothétiquement peut-être possible que l'on me rappelle au cas où quelque chose se libérerait. Donc, pour éviter qu'on donne ma place à quelqu'un dans ce charmant bureau et que je me retrouve comme une clampine à regretter de m'être exclamée il y a peu : "Je me retrouve avec deux boulots !", j'ai confirmé mon boulot de repasseuse (en gros). Et puis je m'en serais voulue d'être prise, seule. Bon, bien sûr, si les amis de Mickey finissent par me rappeler je l'aurais plutôt mauvaise mais au bout de cinq minutes ça passera. Je vais donc enfiler ma tenue de secrétaire coquine et m'atteler à la tâche. Non, ça c'est pas vrai par contre.
Hormis cela, la mairie a sucré le voyage en Hongrie de mes parents parce qu'un délai de six semaines (huit maintenant) pour obtenir une carte d'identité valide, cela leur parait encore trop court. Autant dire que, pour le coup, j'avais vraiment les boules. Alors je leur ai offert un jour au parc Disneyland et aux studios. Je dis je parce que ma soeur devrait me rembourser, disons, jamais donc cela revient au même. C'était plutôt cocasse, étant donné que l'on ne va chercher les billets que demain puisque le trajet sera gratuit pour ma soeur et moi jeunes étudiantes franciliennes, j'ai dû leur fabriquer des espèces de bons pour un billet, sur Paint en plus, vu que je ne sais plus pour quelle raison stupide j'ai écrasé mon Totoshop chéri. J'ai aussi tenté de les faire oublier qu'ils sont toujours en France, à Paris (donc chez nous, les râleurs, sous la grisaille) avec du cidre et des petits fours de chez Brossard. Le plus caustique et réconfortant, c'est que mon père ne trouve même pas ça injustifié car "respect des lois avant tout".
Sinon, j'ai enfin été choisir mes lunettes. L'opticien était assez comique, une voix parfaitement téléphone rose, surtout quand il m'a dit : "Vous n'arrivez pas à choisir entre ces deux-là ? C'est parfait, on va vous les offrir, vous avez même le droit à une troisième paire." (au cas où je serais assez naïve pour ne pas percuter que c'est l'offre du moment). Donc je m'en suis quand-même sortie avec trois paires différentes (dont une violette) pour seulement lire, travailler, faire du PC et ce genre de choses. Mais vu que je vais passer mon été dans la paperasse, je devrais probablement les rentabiliser.
Pour finir, après avoir passé une semaine à passer des entretiens, faire la Tour de la Terreur, donner un cours d'anglais, apprendre que mon "élève" veut poursuivre l'an prochain, préparer un départ râté et percuter que je serais allée jusqu'à Disneyland et/où ses services de recrutement trois fois en cinq jours ; voici que dans deux jours (enfin, techniquement, demain) c'est l'anniversaire de mon chéri et de mon père, dans huit jours la fête des pères (chanceux), dans treize jours celui d'une amie et il y a deux jours c'était les dix mois des pitits porcs - en clair ça sent le champagne tout ça.