D'ici une heure et quelques, je connaitrai les joies de l'enseignement.
Enfin, n'en rajoutons pas, je dispenserai des cours particuliers d'anglais à une demoiselle en classe de première économique, qui a accumulé un certain retard.
Si je dois être honnête avec moi-même, je crois bien que c'est plus le fait de retourner au lycée qui m'angoisse. De recroiser telle ou telle personne. Direction donc bibliothèque, si c'est possible, dans la salle de groupe, en espérant qu'il n'y ait pas trop de monde. Et après, on avisera.
Je disais hier à la petite N'olive (= le chéri) que mon stress ne m'handicapait pas dans ma vie.
C'est vrai, je n'ai pas de problème particulier avec les gens de mon âge, j'aime faire de nouvelles connaissances, etc etc.
Mais je fixe des enjeux là où il n'y en a pas réellement, et certains angoisses se créent dans raison particulière. Parfois je fuis, parfois non. Mais j'anticipe à peu près tout le monde. Si ce n'est pas un handicap, c'est au moins véritablement destructeur.
Ceci étant, je vais me préparer à filer pour récupérer la petite A. qui n'a qu'un an de moins que moi (mais chut) et qui mesure probablement plusieurs centimètres de plus. Surtout que je vais laisser tomber les Docs pour mon expérience de prof' particulier, ça fait plus sérieux. Haha.
Sometimes I just get tired of thinking.
I would like to scream but there's just a few words coming.
Feeling of nostalgia, loss, foregiveness or memories. Blackout and flash of lightness.
In this dark room, by myself, wondering if it's possible to forget. One day. To live in present. Stop freaking out all the time. Stop remembering all the details, from the straight beginning.
I wish I could scream, cry for hours and drop out.
As a useless broken bicycle.
"Life feelings", as you said so. True feelings. Entering his head. Dropping love.
I wish I could find an equilibrium, I wish I could live my life, forget the hardships, no matter.
I hate this feeling of nostalgia. I hate remembering.
I hate the failing, the old sadness.
And I understand it's stronger in my heart. This "life feeling".
Elle devient casse-pied celle-là. C'est ainsi qu'on plannifie sa journée Lever - Maison - Ménage - Douche - Bibliothèque - Maison - Dodo. C'est ainsi qu'à trois heures et quelques du matin, on se réveille dans les bras du chéri, on somnole puis il est impossible de se rendormir. On est obligé de se rendre compte du départ (Plus simple à gérer quand on est à moitié endormie), on tente vainement de retrouver l'ami sommeil qui a résolument pris la décision de ficher le camp, puis on se lève et on s'occupe. Le mal de crâne est évidemment présent, et l'on sent que le moment où la fatigue viendra s'abattre sans crier gare arrivera tôt ou tard. Au mauvais moment, cela va sans dire.
Mais que fait-elle encore là ? Que ce soit bien clair, en ce moment je n'aime pas la nuit. Je n'aime pas que le soleil se couche alors que je n'ai même pas eu le temps dire ouf, je n'aime pas l'obscurité grandissante, je n'aime pas rentrer en pleine nuit et je n'aime pas cette impression pesante que me procure ce sombre décor. D'où la conclusion que ma théorie sur l'insomnie volontaire ne tient plus debout. C'est le cas de le dire. Je cherche encore, donc.
J'ai tout de même dormi treize heures la nuit précédente, ce qui fait un total de quatorze heures en deux jours, ce qui me semble raisonnable. La migraine se fait sentir mais réussir ce fichu partiel demain implique de respecter mon programme.
Au fait je m'auto-diagnostique hypocondriaque, paranoïaque, borderline et bipolaire. Tellement simple cette fatalité médicale. En bref je ne me proclame rien de tout cela et vais simplement me prendre en main, me raisonner, etc. Insomniaque ? C'est la même chose. Il y a une raison immédiate à mon absence de sommeil. Et je vais faire avec.
N'ai jamais passé aussi peu de temps à réviser un examen. N'ai jamais été aussi peu motivée surtout. Le but de tout ça ? L'absurde de ces études m'empêche de me concentrer. Mais il le faut. Si je râte mon semestre, je râte mon année. Si je réussis, je fais quoi ensuite... ? Mais il ne faut pas y penser. Ce sera bien pire si je râte. Et puis le sentiment d'échec est plus démotivant que tout. 23h25 et je planche à peine. Recommencer demain ? Reprendre cette ligne 8 ? Rejoindre ces locaux ? Dans quelle optique, je ne sais pas. Je cherche. Mais il faut y retourner.
C'est pour notre avenir, je le sais. Je veux le faire pour quelqu'un, au moins. Mais c'est pas ça ma voie.
Ah, loin le temps où j'ai passé mes vacances à travailler la philo, parce que j'aimais ça. Loin ce temps... Ce bon vieux temps.
Dans vingt-quatre heures, je réalise qu'on ne sera plus ensemble. Dans vingt-quatre heures, ce sera la veille du début de mes examens. Dans vingt-quatre heures, le dimanche soir malheureux fera son grand retour. Dans vingt-quatre heures, je regretterai de ne pas avoir vraiment profité de cette dernière semaine. Dans vingt-quatre heures, je me poserai à nouveau des centaines de questions. Dans vingt-quatre heures, j'aurai l'impression que plus rien n'est possible.
Mais heureuse, je le suis avec lui, merde ! Il a choisi une des voies les plus difficiles, les plus stressantes. Mon rôle c'est de le soutenir, de le comprendre et d'attendre sagement que tout cela soit fini. Par ailleurs, il pourrait très bien s'enfermer pour réviser, ne jamais me voir et pourtant on s'est vu tous les jours depuis deux semaines. Dont une semaine où j'ai passé mon temps à pleurer, dans ses bras, ou pas. Il n'a pas besoin de ça. Moi non plus d'ailleurs. J'ai le choix. Il est temps que Cawo se réveille, il est temps que Cawo s'assagisse. Voila ma résolution de 2008. Il est grand temps.