Cawo's
J'ai passé un week-end merveilleux. Si, si. Fantastique. Tout ce qu'on peut rêver.Un petit chéri rien que pour moi, deux belles villes du Nord toutes illuminées, une grande et belle maison, des grands-parents tout ce qu'il y a de plus charmants avec la petite Cawo.Et puis nos petites habitudes, nos rituels, des moments à deux, ici ou là. Une grande roue, un magasin rempli de Docs, des frites-mayo, un DVD bien au chaud, plein de calins et des mots doux.J'en ai de la chance =)Mais voila. Ce qui devait arriver arriva. Cawo est Cawo et Cawo reste Cawo. Cawo garde toujours avec elle un large sac à bandoulière ouvert à toute main balladeuse. La naïveté de Cawo ne s'échappe pas d'elle non plus, malgré tout. Elle continue de défendre la veuve, l'orphelin, l'opprimé et le grand méchant loup devenu, selon elle, bête féroce malgré lui. Du coup, alors que la nuit était tombée sur cette charmante ville du Nord, on a joué un bien mauvais tour à la petite Cawo vêtue de son bonnet noir et rose et de ses gants assortis. Le Grand Méchant Loup guettait, alors qu'elle était sur son nuage neuf avec le Monsieur d'Amour.S'étant tapie dans un coin et guettant le moment opportun, la bête était dissimulée dans l'ombre. Saisissant l'instant parfait pour bondir de sa cachette, elle passa comme un éclair et saisit ainsi l'objet de ses désirs, juste avant que le train ne démarre.Adieu messages, photos, contacts, instants et paroles immortalisés. Son fidèle compagnon s'était fait enlever, et ce pour toujours.Voila un conte bien malheureux, ou comment voler un téléphone portable dans le TER Lille-Douai, le samedi à 20h10.Ceci étant, Cawo ne vient pas pour se lamenter, non, non. Les plaintes sont passées, la ligne et le téléphone sont bloqués, la naïve, plus si éternelle que ça, a fait le deuil de ses souvenirs faits de pixels et se sent prête à affronter de nouveau la dure loi de la jungle.Elle se souvient de quelques manies très récurrentes relatives à l'objet de convoitise du Grand Méchant Loup mais on efface tout et on recommence.Il y a bien pire que ça dans la vie d'un Petit Chaperon Rouge, d'une Mère-Grand et même d'un Grand Méchant Loup recouvert de pustules.La bête féroce n'a pas réussi à ôter le sourire de la Cawo qui revient de son week-end.Seulement, seule chez elle, elle n'a pas de lien direct, en particulier avec lui. Ce qui lui permettait de patienter jusqu'au samedi a été croqué par l'animal, et même s'il est parti en poussière avant qu'il ne puisse l'avaler, elle non plus ne pourra plus y toucher.
Morale de l'histoire :
Apprenons à nos dépends, A nous méfier de l'homme déambulantQui tel ce féroce Grand Méchant Loup,Pour quelques sous est prêt à tout,Mais si les pixels s'envolent d'un coup de vent,Les souvenirs eux restent bien présents.
Au lieu d'écrire, raturer, effacer, réécrire, je vais illustrer.Ca vient de ce monsieur.
Elle se trouve en toi la capacité à vous détruire...
Sombre nuit. Ecouter cette nouvelle chanson de Saez qui me brûle de mélancolie. Incapable de tracer ma route et de relever la tête. Vers l'avant. "Faire de la poussière un peu plus que du sable." Chut, tes mots me tuent. Chut, chut, pause. Non, écoute, entend, oui je t'en prie. Ne reste pas aveugle. Lui, désenchanté plus que jamais. Je t'en supplie ne te range pas du côté des ombres passées. Plus de dix ans en arrière, ce fantôme bien plus jeune que toi, qui regarde en arrière d'un air de dégoût et de lointain. Je t'en prie, lève-toi. Tes pas gravés dans le sol ne peuvent être qu'une esquisse. Si jeune, si amère. Ce temps, il n'y a plus. Trop tôt ces mots, ces souffles, trop tôt éteints. Grave dans la pierre ou dans la poussière, réveille toi. Point de ton âge tout ce gris transparent. Mais la torpeur d'être consumé par les maux, consumé, consumée, comme cette mélodie remplie de vide et de silence de mort. Telle une lettre d'adieu, de pierre tombale.
Je crois que je viens de comprendre (à nouveau, j'avais éludé, en réalité) un gros problème chez moi.Je n'aime pas dormir.Enfin, que ce soit bien clair, j'aime effectuer l'action de dormir. Je me sens bien dans mon lit, je suis sereine quand je viens de faire un gros dodo, surtout s'il est bien mérité, j'adore me plonger dans le sommeil.Mais, en venir au moment où je décide personnellement d'aller me coucher me coûte beaucoup.Ca me demande un effort considérable.C'est ridicule, n'est-ce pas ?Mais oui c'est ça, j'aime vivre la nuit. Je m'y sens bien. J'aime être debout alors que tout le monde dort, j'aime écouter de la musique avec mon casque, surtout très fort, j'aime errer la nuit, lire un roman envoûtant, écrire quelques mots. J'aime vadrouiller la nuit, dans les rues de Paris, dans notre ville inanimée, dans celles d'à côté, avec mes comparses. J'aime les ponts parisiens, la nuit. J'aime les bars enfumés.J'aime être seule, ou discuter un moment. J'aime les ambiances électriques, les soirées interminables. J'aime plannifier les temps à venir. J'aime observer la lune, les étoiles, la rue éteinte et déserte, les arbres devant chez moi.Je me rappelle quand je parlais de mes problèmes d'insomnie à mon professeur de français en première."Le souci c'est que j'ai l'impression de perdre mon temps en dormant."Les choses sont tellement différentes et plus intenses la nuit, que je n'aime pas le fait d'être assoupie et de les manquer.
:: Santé et anti-douleurs
Quatre heures passées. Tamtrum, Industrial Room. Bourrée de cachets pour supporter cette douleur. Deux heures pour que les cechetons fassent enfin effets, sûrement aidés par l'intervention de mademoiselle la codéine. Du coup je plâne je ne sais où en espérant que ça ne me relance pas avant un minimum d'heures.
Aujourd'hui ça fait quatre mois. Je ne sais pas pourquoi, mais ce petit chiffre signifie beaucoup pour moi. C'est niais, cliché, horriblement gaga, gai et joyeux, hein ? :) C'est qu'il me rend heureuse le Monsieur Olive.
Donc en bref il est tard, cette semaine est rude, j'ai de plus en plus de cornes sur les doigts à force d'écrire (J'ai d'ailleurs un doigt déformé depuis un an et quelque, surprenant, n'est-ce pas ?), le chapitre sur Love and Sex en anglais fut très divertissant, puisque je sais maintenant traduire luxure, soirée échangiste ou aventure sans lendemain. Oui, je suis chanceuse.
Apprendre environ mille mots de vocabulaire, c'est bien plus lourd que ce qu'on imagine. Voyons voir. Je fais 9h-17h demain, donc 9h-2h du matin, le temps de finir de réviser. Partiel d'anglais mercredi, d'où l'apprentissage forcé et quelque peu rébarbatif. Quoique, je vais pouvoir nourrir mon Let's fuck habituel. Haha. Cours à rattraper, cours à recopier. Fiche de lecture à rendre vendredi, une grande partie de la note finale. What a relief... Trois devoirs d'allemand pour finir la semaine. Sachant que mon niveau d'allemand est toujours aussi pitoyable et qu'il me faut donc chercher la quasi-totalité des mots dans le dictionnaire. Oh mais j'oubliais, samedi matin je rattrape les heures perdues de linguistique, with Sir Robot, please.
Je ne me plains pas, je constate. Nothing but a statement. Donc en gros la question c'est : "Caro, qu'est-ce que tu fous ici à 01h37 ? Soit tu bosses soit tu te pieutes." Excellente question.
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