Cawo's
Si dérisoire, futile, non nécessaire, option pause. Il parait. On peut mettre sur pause, croient-ils, en attendant d'échapper au brouillard alentour et de reprendre la torche là où on l'a laissé.
Amusement inutile, loisirs. Petit rien à côté de la Grande Vie, du Grand Chemin.
Mes égarements sont exagérés, mes passions sont feu de glace, mes envies caprice et mes chagrins bouderie. Sur pause jusqu'au grand retour avant le Grand départ. Le rien peut attendre, le rien peut se taire. Le rien doit se taire, le rien doit comprendre. Comprendre que l'espace comble le vide. Vide intérieur, blablas extérieurs comblés de trous bruyants, illusions du mouvement. Sommeil et métro, couchette et dodo, quelques lectures, une tasse de café, un sourire, un morceau de savon, pixels un instant, combler l'absence d'activité, toujours. Mais rien comparé à la Grande Voie, jamais. Silence, on tourne. On tourne le vrai. La danse de ce qui est trou béant à côté du Tout Géant n'est que dérisoire. Il est honteux d'apercevoir une faille à ce système parfaitement logique. Il parait.
:: Breaking my relationship with time and space. The Legacy, Push
Roboterkrieg, Xotox remix by Sitd
Psychologicalaxative, Tamtrum
Conscious, Kai Tracid
Tamtrum, Tamtrum
Industrial Room, Tamtrum
The Failure Epiphany, Unter Null
Torrent, Dave 202
Skywalker, Kai Tracid
= Bonheur 
Des musiques qui donnent envie de vivre.
Enervée parce que je m'ennuie. J'étais fatiguée toute la journée, maintenant que j'ai qu'une envie, celle de dormir, je ne suis plus qu'une boule de nerfs. Enervée, énervée de ses notes foutues en l'air à cause d'un foutu 0 dû à la foutue organisation de cette foutue Université Paris XII. Ca ne me faisait rien jusque là, je préfererais réagir à rien, mais c'est pas mon truc, ça. Enervée parce que je pensais au moins gagner un très bon dossier durant cette année inutile. Enervée de cette année sans intérêt justement, de ces études qui ne mènent nulle part. Enervée d'avoir opté pour cette route-ci. L'impression que je vais me planter l'année prochaine.
Lassée de cette ennui, lassée de me lever pour rien, de ne rien faire d'utile. Lassée d'être contente de rentrer, de quitter cet endroit, mais rentrer pourquoi ? Ennui.
Et puis cette fatigue. Fatigue qui fait que je répond à un MP sur deux, un SMS sur trois.
Pleurer d'énervement, je crois que ça m'arrivait souvent, mais il y a longtemps. Voila.
Lassée, lassée de tout. Inutilité et ennui. Je préfererais ne pas me rendre compte du fait que je ne sers à rien, que je ne fais rien d'intéressant. Puis je pleurerai pas, merde. Merde. Je continuerai à écouter Torrent jusqu'à ce que je me lasse et je ferai le nécessaire pour dormir aussi tôt que possible. Vocabulaire de latin ? Comme si j'en avais quelque chose à secouer. Oh mais si, en plus. Mais à quoi ça peut bien servir hein...
Enervement passager, énervement passager, énervement passager.
Ce que je déteste arriver à la fin d'un livre, en plus. Ca me met à plat. Encore une cinquantaine de pages je crois. Puis je devrai m'attaquer à une lecture un peu plus... productive ? T'es en lettres modernes jusqu'à mai 2008 ma fille, alors tu te coltines tout ça bien gentiment. Et si, et si... Et si je devais continuer ? Je suis pas bonne à grand chose après tout... Et si je m'y remettais, que j'arrêtais de louper des cours et que j'évitais de faire le genre de connerie administrative qui te plombent une moyenne, je pourrais... Avoir des bonnes notes... Peut-être... Je m'y referai à la littérature classique, je m'y ferai à ces techniques d'apprentissage douteuses... J'aurai peut-être le CAPES, un boulot qui ne me plait pas mais qui paye le loyer et...
Et je serai une de ces connes à regarder Jean Sarkozy faire ses petits discours enflammés aux riches "neuilléens" tout en faisant mes petits commentaires critiques et inintéressants... Aucun intérêt. C'est ce qu'on appelle les "bonnes gens". Je me suis toujours dit que je ne ferai pas partie des "bonnes gens".
Rage, colère, ennui. Du moment qu'on en reste là, je m'en fiche. Ou pas. Mais faut... C'est tout. Il n'y a pas de miracle. Peut-être que si je ferme les yeux, je m'endormirai et ça passera le temps. Et l'énervement. Et la lassitude. La fatigue au moins. Quelle fatigue ? Depuis des semaines, je me demande pourquoi je suis si fatiguée tout le temps. Bof, je sais pas. Pas le courage de me lancer dans mes théories fumeuses. J'ai envie de me dire "Ta gueule", de me foutre des baffes et d'aller marcher dans la nuit. Mais j'ai pas de raison particulière. Puis merde.
"Je voudrais que quelqu'un m'attende." Je sais que c'est pas les cours. Ou peut-être que si. Je n'ai plus rien à dire, juste des sensations pas très communicables. Parfois on arrive au bout du monologue.
Orthophoniste.
Psychologue scolaire (obstacle : trois ans obligatoires d'enseignement en tant que professeur des écoles, donc IUFM, puis licence de psychologie en formation continue et formation spécialisée d'un an).
Educateur spécialisé.
Psychologue du travail ?
Assistante sociale (dans un service social spécialisé) ?
Infirmière... ? (Envie sûrement très passagère.)
Je vais à la mairie dans les jours qui arrivent me renseigner pour savoir si je pourrais travailler dans une maison de retraite quelques heures dans la semaine.
Nota Bene (HS) : A voir Paris dès que possible.
Où en sont les choses ?
Quoiqu'il en soit, je quitte le monde de la littérature (mouhaha, à moi les livres de 500 pages inutiles scolairement parlant, sans culpabilité aucune de ne pas toucher à Gil Blas ou Tristan et Iseult pendant ce temps) et peut-être même de l'anglais (peut-être).
Sciences du langage ? Psychologie ? L'idéal serait d'associer les deux, mais mes recherces n'aboutissent pas, bande de cons.
Dooooonc, autant que je le dise, je vais tenter le concours d'orthophoniste. 15 écoles en france, en moyenne 100 places par villes pour pas moins de 2000 candidats, voire plus. En 2009, hein. Mais bien sûr, je ne mise pas tout dessus. Mais ça a l'air tellement intéressant. Manier la langue française, avoir un contact direct avec des gens en difficulté, les aider. Etre une experte en syntaxe, orthographe, vocabulaire, prononciation, et une professionnelle de la santé. Soigner les problèmes de communication.
Bon, bon. Ne nous avançons pas trop. Si je mise tout dessus, je vais me retrouver à la rue donc je vais mettre un point d'honneur à bien choisir mon cursus, un parcours intéressant, qui me soit tout de même un minimum utile pour préparer le concours, qui ne soit pas trop lourd afin de me préparer toute seule en parallèle, et qui offre des débouchés. Et pas des pseudos débouchés, du type : "Métiers de la communication, de l'information." C'est sûr Lettres Modernes ça prépare totalement à ça. C'est indéniable.
Bref, je suis plus sereine, et pas totalement perdue à me sentir lacher dans la nature.
Maiiiis je vais devoir affronter une semaine de plus à regarder ma montre en me demandant quel est l'abruti qui a fixé le programme de LM. Dans le genre études non concrètes...
Ah putaiiiiiin, pourquoi je me suis lancée dans les lettres ? Mais pourquoi ? >.<
J'aime Sartre, Camus, Diderot, de nombreuses pièces de théâtre ; mais j'aime surtout Amélie Nothomb, Philip Pullman, Anna Gavalda, Carlene Thompson, Paolo Coelho, Lauren Weisberger ou Aldous Huxley. Lesage m'ennuie, je lutte avec Flaubert, mes profs m'endorment et les cours sont une épreuve. Aller à la fac à reculons, j'ai toujours trouvé ça dommage.
J'aime lire dans mon lit, dans le métro, j'aime me laisser aller au fil de la lecture.
Je m'ennuie ferme en cours de littérature. Je dormirais presque.
Pourquoi n'ai-je pas suivi mon instinct ?
Paris III, Sciences du langage. Possibilité d'apprendre une langue (en tant que mineure) au sein du cursus, et donc d'en choisir une deuxième en langue vivante obligatoire.
Aaaaaah j'aime la linguistique ...
"Débouchés professionels :
- La profession de professeur des écoles, les divers enseignements du français,
- Les professions de la communication,
- Les professions paramédicales concernant le langage,
- L'enseignement des langues étrangères,
- Les recherches linguistiques et phonétiques."
Mais c'est bieeeeen...
Sauf que c'est retour en L1, nouvelle fac. Pas sûre. Et si ça me plait pas ? C'est la fac -.-
Aurai-je le courage d'aller voir mon prof de linguistique et de lui demander son avis ?
En attendant, pour le moment :
Littérature du XVIIIe : 08/20
Littérature du XVIIe : 11/20
Littérature comparée : 17/20
Ancien français : 13.5/20 (J'étais quand-même la première surprise.)
Latin : 18.12/20
Méthodologie : 17/20 (J'ai eu un pot monumental en tombant sur la magnifique préface du Dernier Jour d'un Condamné à analyser en partiel) et 15/20 (fiche de lecture sur l'Illusion Comique)
Linguistique : 18.5/20
Anglais oral : 14/20 (sauf si on me compte quand-même la fichue phonétique qui ne devrait pas compter)
Grammaire anglaise : 18.25/20 pour le moment (pas encore eu la note de partiel)
Version : 16/20
Pratique du français : 18/20 pour le moment (pas encore eu la note de partiel)
J'aime les langues, j'aime étudier la formation des langues, j'aime la grammaire, j'aime la linguistique. J'aime la langue française.
Les études de littérature, ça me pompe.
Ca me démotive complètement. Je suis en train de râter un énième cours. Le dixième en trois semaines, je crois. Je m'en veux, et je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, en plus.
Mais passer des heures en regardant sa montre, c'est frustrant. Se demander ce qu'on fera, comment, où, pourquoi, où ça menera, se répéter qu'on n'est pas à sa place, ça finit par devenir récurrent... Omniprésent.
C'est la fac, mais...
Mais...
Est-ce que ça mène quelque part ?
Je sais ce que j'aime, mais j'ai l'impression que tout mène à un énorme mais.
Ah oui. C'est embêtant aussi, quand vous lisez un livre, que vous être pris dedans. Mais "c'est un grand classique de la littérature", donc ça blablate, ça blablate, et ça te balance la fin au détour d'une phrase. Puis ça t'analyse tout avant que tu ne sois arrivé(e) à la page 100. Tu étais censé(e) le lire pour dans plusieurs semaines, pour un autre cours, tu t'étais lancée dedans. Mais, bien évidemment, tout est gâché. Sympa. Une des joies de la fac de lettres.
Des fois je me dis qu'en lettres modernes il ne faut pas aimer les livres, mais l'histoire.
:: Valentine's day (prénom maudit) Que ça lui plaise, que ça lui plaise, que ça lui plaise, que ça lui plaise.
Je voudrais juste lui montrer à quel point être avec lui me rend heureuse.
A quel point ma vie est différente avec lui. Dans tous ses aspects.
Niaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise >.<
Allez je casse tout, on se fait un MacRomance demain =) (Ou presque.) Dans quelques heures devrais-je dire.
Une soirée comme les autres, c'est ça le pied. Sauf qu'on se voit un jour plus tôt =)
Sinon, journée de demain moisie en perspective. Dans cinq heures je devrais être partie pour la fac, pour quatre heures de cours d'un coup. And so on and so on. Trois heures et demi de plus par la suite.
Consultation des copies, j'y vais ou j'y vais pas ?
J'ai du vocabulaire de latin à apprendre, et quelques heures de sommeil à caser :/ (si je me réveille demain.)
Dire qu'il y a un an, je passais un 14 février absurde, tout en aimant un con qui porte ce prénom stupide. Ha.
D'ailleurs on l'a croisé dans la rue avec mon porc à l'olive, on l'a vu de dos. Lui et sa démarche de mec assuré et... pathétique. Il était ridicule et c'était très drôle. Pas de doute sur ma guérison. Ca faisait quand-même six mois que je ne l'avais pas vu.
:: When you come to the end of a lollipop. C'était sans aucun doute une très bonne journée. Moi qui la craignais tant.
Bien sûr, un début quelque peu râté. Réveil tardif, je râte une heure de civilisation latine, tant pis. Cours de langue latine, lent, très lent. La prof persévère dans sa démarche de n'interroger qu'une personne pendant près d'un quart d'heure, et surtout personne d'autre. Je devrai garder le silence pendant une heure trente. Quelque peu rageant pour les trois heures qui ont été consacrées au latin le week-end dernier, mais chut, penser comme ça, c'est le mal. J'apprends aussi qu'on devait en fait apprendre les cinq temps primitifs, depuis le début. Révisions supplémentaires à programmer. Un cours d'ancien français aussi absurde qu'ennuyeux. Mais - je ne comprendrai jamais - pourquoi, pourquoi ? (Je manque de perdre le petit cochon accroché à mon portable aussi, j'ai eu du mal à m'en remettre, mais passons.)
Puis vient la deuxième moitié de la journée. Je retrouve les copains, et la promo L1 lettres dans un des charmants amphis de Paris XII, pour ce premier cours de linguistique du français moderne de S2. Bonne nouvelle, le professeur remet les partiels qui n'ont encore été rendus, le suspense prendra fin. J'ai l'impression d'avoir réussi mais sait-on jamais. Les noms s'enchaînent, puis il appelle le mien. L'angoisse monte, je descends rapidement les marches. J'aperçois ma note, en rouge. M.P. me regarde et s'adresse à moi, très sobrement : "C'est excellent." Je souris timidement, le remercie, et attrape ma copie, toute tremblotante. Un commentaire qui fait tant plaisir, surtout de sa part. 18,5. Mes joues s'enflamment, je me sens si bien.
Le cours est passionant. Linguistique de l'énonciation. Peut-être est-ce parce que je me sens pousser des ailes, mais j'écoute très attentivement, et je note en silence. A ce moment-là, je suis contente d'étudier les lettres, je me sens satisfaite.
Je prête des notes, je récupère le cours du matin, je file le recopier à la bilbiothèque en attendant mon dernier cours, de seize heure à dix-huit.
L'heure arrive. L'amphi est petit, je n'ai jamais vu la quasi-totalité des étudiants qui m'entourent, je m'assois pas trop loin, bien face au prof. Ce John M. très british débute le cours intitulé 150 ans de musique populaire anglaise - choisi un peu par défaut je l'avoue - après quelques minutes à trifouiller sur son ordinateur.
On découvre. Il parle bien français, mais avec cet accent impossible mais adorable. Il retrace ces dizaines d'année en une heure et demie, extraits à l'appui.
The Albion Band (coup de coeur numéro 1), The Dubliners, The Beatles, Jethro Tull, Bay City Rollers, Madness, Arctic Monkeys, Lady Sovereign, Junoon, Asian Dub Foundation (coup de coeur numéro 2), folk, rap, heavy-metal, rock'n'roll, music-hall glam-rock, ...
Beaucoup à écouter, beaucoup à découvrir. Le volume réglé par Sir Mullen est impressionant. On est encore dans l'Amphi Rouge du bâtiment I1 après tout.
Du coup - toujours aussi psychotique que je suis - je crains pour la journée de demain. Retour au lycée, interventions auprès des terminales 2007-2008, remise du bac, etc.etc. Retour de l'amoureux, espérons qu'il aille bien, espérons que sa mère aille bien.
Mais pour le moment, on est jeudi soir, à peine 21h30 et j'écoute de la British Asian Music. Eh oui, je vais pouvoir avoir l'air intelligente moi aussi à citer plein de genres musicaux pour bien tout mettre dans des cases et prouver que je connais tout. Pas de soucis à se faire, je vais tout oublier très vite.
:: Les Combustibles (potentiellement utile en cas de guerre.) Déçue par un Nothomb, sacrilège. Petite pause de 89 pages dans le métropolitain entre Gil Blas, la deuxième relecture de l'Illusion Comique et A la Croisée des Mondes édition pavé, désagréable à transporter. Quatrième de couverture alléchante, "Quel livre, quelle phrase de quel livre vaut qu'on lui sacrifie un instant, un seul instant de chaleur physique ?"
L'idée est intéressante, la fin est très réussie (contrairement à nombre de ses autres ouvrages, je dois l'avouer), mais j'ai curieusement senti passer les 89 petites pages. Déçue donc, mais je m'en remettrai, merci.
"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)
"Si nous pouvions vivre sans passions, peut-être serions-nous moins torturés.
Mais nous serions vides, espace désert, sombre et glacé.
Sans passions, nous serions véritablement morts."
Buffy, Episode 17 Saison 2, Passion ou La boule Thesulah, incontestablement un des plus beaux de tous.
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