Cawo's
Pouh, je ne suis plus sûre de rien là.
Psychologie. Licence. M1. Souvent deux ans de M1. Souvent pas d'accès au M2. Parfois pas de travail après le M2. Six ans d'études, puis rien. Une maîtrise mais pas de vrai diplôme, pas d'alternative.
Prête à en baver ? Oui. Pas à trimer pour des études qui ne mènent que rarement à des débouchés.
Et tous les secteurs sont bloqués, et les entreprises ne prennent plus de psychologues du travail, et ouiiii tu travailles dur, il n'y a pas de raison que tu n'y arrives pas. Mais bien sûr.
J'ai quelques avantages. Je sais rédiger (je crois), je n'ai pas véritablement de problèmes d'expression écrite, et après ? J'ai encore l'image de la bonne élève mais là ce sera différent. Une formation qui ne mène à rien, je ne veux pas. Oui j'ai vraiment envie, oui je suis renseignée, non je ne suis pas prête à faire tant d'années d'études pour devoir recommencer à zéro parce qu'on ne recrute plus.
Donc je ne sais plus quoi faire.
Et avril arrive.
Et merde.
Ce serait tellement plus simple s'il n'y avait pas 3% de réussite au concours d'orthophoniste =|
Dans de telles conditions, le plan B il doit quand-même être sacrément béton. Je ne suis pas sûre qu'une des filières les plus bouchées de france (la psychologie, ce que personne ne contredira) corresponde à ce critère.
Après tous ces blablas inutiles et re-inutiles.
Le message de tous les temps. Les temps infiniiiis.
"00h00 précise, c'est précis. Tu es reviencues? t'es venue, t'as vu, t'as vaincu? skreugneugneu! t'es l'porte parole de Caroline? Tu t'exprimes à sa place, tu la remplace? Que diaaaaantre! si tu bois autant de café qu'elle, que t'écris un journal très intime, que t'as des t-shirt avec des pandas dessus, que t'aimes bien la bouffe chinoise et les beignets aux pommes, que tu t'marres quand ta mère se vautre, que tu t'bouffes les ongles, que t'as du mal à dormir, que tu veux faire régime-régime, que tu t'sens moitié schizo, que t'aimes toucher et sentir tes petits os, que t'as un oncle à st Anne, que t'aimes bien Ségolène Royal, que tu t'es sentie traumatisée dans ton enfance, que t'as pour ambition de vendre des beignets sur la plage ou d'élever des chamaux dans le désert; ben si tu remplis toutes ces conditions je te parlerai un jour à 00h00 précise en mangeant des prunes."
Ouais c'est moi, moi, moi.
Une Plume qui comprend une Prune haha, ça fait trop longtemps.
J'ai de jolies migraines bien lancinantes, je fatigue sans arrêt, notamment dès que j'ouvre un bouquin, je dois plisser les yeux pour comprendre ce que je lis...
Vous croyez qu'il est le temps de consulter ?
(Mais comme dirait Pénélope - oui c'est devenu ma Bible - bonjour la docteurophobie.)
Je regardais ma présentation, quelques vieux articles et c'était frappant. Qu'est-ce que je peux écrire comme conneries.
Ce matin je sors de chez moi. Je traverse quelques rues, grand soleil. Je regrette d'avoir pris un manteau mais je me sens de bonne humeur. Ah, le soleil. Trente minutes plus tard, après une ligne 1 et une ligne 8, j'arrive à Créteil. Nuages, ciel gris, je grelotte. C'est ça, Paris XII, c'est le triangle des Bermudes en fait. (Oui je diabolise ma fac, et alors ?)
Je hais les contrôleurs de la RATP. A deux heures du matin, dans le noctambus, faut le faire. Ok la prochaine fois, quand je voudrai défendre mon homme des griffes d'un méchant monsieur en vert fluo, avec la tête d'un néo-nazi, j'essayerai :
1/ D'éviter la vodka avant.
2/ De mesurer quinze centimètres de plus.
3/ De rester calme.
Pourtant je n'ai vraiment rien contre tout ce qui policiers, agents de sécurité, etc. Ca me rassure, je n'aime pas les transports le soir (à part les lignes 1 et 14, allez savoir pourquoi), les gens dans la rue, et tout ce qui va avec.
Eh bien bravo, je déteste tout le monde maintenant. (Autant préciser que mon chéri avait avec lui un ticket et que le composteur de billet ne marchait pas, donc je rajoute à ma liste : Ne pas tomber sur un type qui se fiche totalement de savoir si la personne en face de lui est en règle ou pas, tant qu'il peut le taxer.)
"J'ai besoin d'accepter d'être seule avec Buffy." (S5, I was made to love you)
Peut-être.
J'avais oublié à quel point on se faisait zyeuter quand on portait des Docs violettes avec une jupe. Je croyais que les gens étaient devenus moins antipathiques d'un coup, qu'ils ne se croyaient plus obligés de fixer mes pieds d'un air choqué et méprisant dès que je portais mes amours (Comprendre : Mes Doc Marteens) mais j'avais oublié qu'avec un pantalon, on les voyait tout simplement moins.
Alors me voila ligne 1 direction La Défense. Plus de places pour s'asseoir, au début de ligne, intéressant. Donc, je me plante en plein milieu, à côté de la barre. Nation, un couple d'âge moyen entre et pose son derrière sur les places qui viennent de se libérer (et que j'allais pas piquer, pour une station, roh). Et là, la petite dame se croit obligé de tapoter l'épaule de son petit mari et pencher la tête en direction de mes petits petons. Croient peut-être que je bigleuse, hein.
Enfin c'était rigolo. Peut-être qu'ils les admirent, elles sont tellement belles :D
La cerise sur le gâteau, ce sont les deux jeunes filles qui arrivent à quelques secondes d'intervalle. Mêmes petites bottines, même petit manteau, même coiffure désordonnée avec la petite pince qui dépasse, même petit jean tout serré.
Mais ça ne les dérange pas ? Je vois des clones partout, c'est assez drôle, mais parfois ça m'énerve, allez savoir pourquoi. Enfin, c'est bien leur problème. Je préfère encore qu'on m'observe comme Elephant Man. Peut-être que je fais pareil avec les autres au fond.
Tout ça pour introduire un joli dessin que j'aime beaucoup.

Il vient de ce blog BD, tenu par une illustratrice parisienne de 25 ans qui fait des dessins à mourir de rire, la plupart du temps pour se moquer d'elle-même. J'adore j'adore j'adore :)
L'an prochain, je resuscite.
En quelques jours je me suis passée l'intégrale de Tru Calling (Remarquez, une saison et demi...), une partie de la saison 6 de Buffy (je ralentis, on arrive au milieu de la saison 5 sur W9, mon petit plaisir de 18h à 19h30, je voudrais pas le gâcher en ayant tout vu un jour avant ^^"), et des épisodes de The O.C. par-ci, par-là. J'ai revu My Girl, j'ai regardé Mean Girls dans un moment de désespoir et j'ai été voir le même film deux fois au cinéma avec deux jours d'intervalle.
Je me suis même inscrite sur Facebook (misère).
J'ai consulté l'intégrale du blog d'une ex-prépa éco maintenant en école de management. Plus de soixante pages.
Je suis bloquée au milieu de Tristan et Iseut et Wuthering Heights, du coup c'est pas réconfortant.
Voila pourquoi l'an prochain, je resuscite.
Quoiqu'avec les LLCE c'est plutôt marrant.
"On finit ça et après je vous lèche. Je vous laisse ! Je vous lâche, je vous laisse... Non je vous lèche pas."
Les lettres c'est rigolo aussi, maintenant quand j'ai un cours après la pause de midi, je vais tout de suite au métro. Ou alors je passe un peu à la B.U. avant. Dans tous les cas, arrivée au métro, là c'est soit c'est le métro direction Créteil Préfecture qui arrive le premier, et je vais manger à Créteil Soleil pour aller au cours après, soit c'est celui qui va vers Balard qui est le plus rapide, et je rentre chez moi.
(Curieusement, je ne vais pas souvent manger à Créteil Soleil.)
Ah oui sinon j'ai remplacé les brioches par du jus de cranberry, et j'ai augmenté ma dose de tisane. C'est cool, ça me réveille à 7h du mat' tellement je vais me faire dessus, du coup plus besoin de mettre de réveil.
Spectacle du pathétique et de l'inutile, n'est-ce pas ?
En plus il y a plein de choses à faire dans la vie, hein ?
Ouais. D'ailleurs j'avais commencé une liste de tout ce que je voulais faire avant l'été, histoire de profiter de ce temps libre. Je vais la continuer. (J'en suis au numéro 3 ^^".)
Voila, l'année prochaine, ce sera du tout nouveau.
Plus de fac de lettres (bête noire), plus de Créteil tout pourri tout moisi tout laid tout plein de gens qui écrivent en langage sms, qui me demandent de leur prendre un bouquin à "Gilbert Joseph" et qui connaissent rien en dehors du RER D et du McDo de Créteil Soleil, plus de cours sans but avec des profs qui sont prêts à se jeter par la fenêtre pour pas passer la porte de la salle (bon ça je peux pas prévoir, ça peut arriver partout ^^"). Plus de semaine interminable et totalement inutile à passer le temps, à attendre le week-end, à travailler juste pour faire quelque chose, ou à ne pas travailler du tout. Et à manger trop de brioches. Peut-être un nouveau chez moi. Ho ho ho.
L'année prochaine ce sera fac de psycho, et quoiqu'on en dise, je n'y vais pas sans but ou parce que "c'est sympa d'analyser le comportement des gens", et je bosserai pour atteindre mon objectif. Et puis ce sera le concours ortho à Lille en septembre, puis celui à Paris en mai. Donc préparation CNED, dictionnaire, grammaire et exercices divers qui ont déjà commencé. Puis je bosserai la psycho, très sérieusement.
Je déteste m'occuper comme je le fais en ce moment. Sérieusement. On m'a appris à bosser (plus ou moins) régulièrement, à prendre le travail au sérieux surtout. C'est comme ça que j'ai évolué, grande stressée qui veut réussir et qui n'est jamais contente d'elle-même. Mais bon lettres + Créteil + enseignement au rabais = plus envie. Qu'on se rassure, c'est momentané. Je me donne toujours comme avant dans les cours que je considère comme importants. Les critères sont assez relatifs je dois dire. Par exemple, allez savoir pourquoi, je me suis persuadée que le latin c'était primordial et que je devais absolument réussir en latin. J'aime bien les déclinaisons, les conjugaisons formées étrangement, les versions, j'aime bien ouais.
A part ça, Lille donc. Et oui à Lille, le programme de psycho a l'air vraiment mieux qu'à Paris. D'ailleurs ici, la fac psycho de Paris V est à une heure de chez moi. Sinon c'est Paris VII, et Paris VII est spécialisée en psychologie clinique. De un, c'est pas ce que j'ai l'intention de faire dans l'absolu, de deux c'est la spécialité la plus bouchée, de trois si jamais je me décide finalement pour la psychologie clinique, j'aimerais bien avoir étudié les autres domaines avant et avoir eu le choix quand-même.
A Lille, on précise en quoi consiste les examens, on encourage et on aide pour les stages (enfin on a l'air), les enseignements sont clairement définis. Et puis si je pars de chez moi, je serais absolument concentrée sur ce que je fais. Dur dur de quitter ma petite maison, ma petite famille, mes chiottes, mes petites habitudes, mes petits coins à moi, mes amis chéris, et tout le reste, mais ça doit bien se faire un jour de toute façon.
Je me sens pas prête mais est-ce que l'on se sent seulement vraiment prêt quand on le fait ? Je n'étais pas prête à quitter le lycée, bon. Ca a bien dû se faire. (Remarquez j'aurais pu tout aussi bien m'enchaîner au lycée et les supplier de me garder ou encore me chier lamentablement afin de repiquer mais, sur le coup, je n'y ai pas pensé.)
Et puis, à Lille, il y a la petite Olive et je sais que la petite Olive aimerait rester à Lille même si elle est prête à partir. Je sais qu'il aime Lille et sa fac et que ce qui le dérange, c'est Douai-Lille d'une heure, et sa comparse à Paris. Alors si l'on s'installe dans le centre-ville, plus de problèmes... (Bloody hell, si je m'étais dit que je me projetterais à ce point-là hein, maaaal)
A méditer. Je penche pour continuer à Paris pour le moment, mais on verra bien comment évolue la réflexion tout au long du mois. (Bah oui après ça fait tard pour les inscriptions ^^".) Je me suis naturellement dirigée vers psycho et j'ai éliminé sciences du langage, espérons que cela s'impose aussi naturellement à moi.
Si je pouvais ne plus remettre les pieds dans cette maudite fac.
Ras-le-bol de ces matières à la con, d'étudier ce que j'étudie, là où je l'étudie.
Mais oui parce que maintenant que je suis pratiquement sûre de faire psycho, à quoi ça me sert de continuer ? Sinon à me fatiguer, à me mettre de mauvaise humeur, à me faire perdre mon temps.
Maiiis rester chez moi sans rien faire, j'ai horreur de ça. Ne rien faire, je hais. Et je n'ai pas 18 ans, donc le boulot, ce n'est pas possible. J'aurais pu me réorienter en janvier, ou au moins suivre en auditeur libre, parce que prendre les cours en pleine année, mouais. Mais c'est trop tard.
Et puis je me connais. Si j'arrête, ce sera le chaos dans ma tête, la panique. Ce serait peut-être même pire que la fac de lettres à Créteil. La preuve, je me mets encore la pression pour une bonne partie des cours et je culpabilise d'en manquer alors que, techniquement, ça m'est complètement inutile. Dans un coin de ma tête, je me dis que peut-être que si.
Enfin, ce qui reste utile, c'est la linguistique - si je me décide finalement pour sciences du langage - et anglais. Je ne veux pas perdre mon anglais. Même si c'est inévitable. Je vais essayer de continuer l'anglais mais la fac, la préparation au concours ortho et des cours par correspondance en plus, ça va être difficile à gérer.
Mais ce que j'apprends est tellemeeeent inutile.
Bref, là, c'est linguistique. Et je crois que je vais rentrer après. Maaaaaaaaal.
Sciences du langage à Paris III
ou
Psychologie à Paris V ?
(Et préparation CNED au concours d'orthophoniste.)
Au passage, je me fiche totalement de tous les pseudo-conseils fondés sur des préjugés - et un avis étriqué - qu'on pourrait me donner dans le but de se sentir meilleur et d'étaler sa science comme de la confiture :)
"Quand on est chercheur en France, on cherche surtout à joindre les deux bouts." (Paris)
Tssaaa...
:: No sorrow, please no tears. Weeping with you. Arms around them
Flowing with you. Without your men
Keeping with you. Feeling their shiver
Drowning with you. Deep in this river
Tired and lonely. Sitting and staring
Weak and filthy. No longer caring
Wasting to nothing. The rubble of you
Hoping for something. Poison where love grew
People. Feel her mind
She is broken
People. Fill your eyes
Her body is broken
Leave me be, with my memories
I can still see all the lovers of me
I still know those feelings
You're still mine, my lover
I watch over you
Goodbye my lover
No sorrow. Please, no tears
Holy and fallen. Watch yourself die
Fade and wither. Long lost the fight
Tremble to sleep. Her man long gone
Years, and still weeps. Never forgotten.
My Hope, The Distroyer, My Dying Bride.
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