Cawo's
Êtes-vous aussi masochiste que moi ?
Je m'explique. Il y a quelques années, deux ou trois, par une belle nuit d'un mois quelconque, une amie me disait que quand elle se sentait triste/déprimée/au bord du gouffre, elle écoutait les chansons les plus déprimantes possibles, celles qui te poussent carrément de la falaise. Et là, *éclair de génie*, j'ai compris que moi aussi. Comme une force surnaturelle qui te pousse à aller encore plus mal. Je me dis que tout le monde fait ça mais au final, je ne sais pas. Je quémande donc votre témoignage et vous livre, pour votre plus grand bonheur, une petite liste de celles (les musiques) que j'écoute dans ces moments. Attention, ce ne sont pas n'importe quelles chansons tristes, je parle bien de celles qu'on écoute lorsque l'on veut s'achever. Si le coeur vous en dit.
Hometown Glory, Adèle : A l'origine je l'ai découverte à la fin de l'épisode 2x09 de Skins. C'est un épisode assez horrible, la fin est encore pire, pleine de tension qui retombe, d'abandon, de détresse, le cocktail de la madeleine en gros. J'ai cherché - puis trouvé - la chanson en question, et maintenant c'est le winner absolu.
Paranoid Android, Sia : Bon, je suppose que tout le monde connait la chanson d'origine, c'est-à-dire celle de Radiohead. Voici une reprise de la chanteuse (anglaise ?) Sia. Il n'y a pas énormément de changement, si ce n'est la voix légèrement cassée mais, je ne sais pas pourquoi, celle-ci fait définitivement partie du top dépressif.
Smells like Teen Spirits, Tori Amos : Je sais, je sais, je prends mon pied avec les reprises. Alors que la version de Nirvana est assez explosive, celle-ci est lente et à ne pas écouter trop souvent.
Joga, Bjork : Qu'elle est belle et quels souvenirs elle me rappelle. Rien que cette voix, connue de tous, comble mon manque d'argumentation.
Et j'ajoute :
Céleste, Saez
Pink Water et Les portes du soir, Indochine
Everything in its right place, Radiohead
Sunburn, Muse
A compléter, ou pas.
:: Grève du "titre de l'article" LAISSEZ-MOI HURLER UN COUP ET APRES JE FERME MA GUEULE.
La meilleure façon de supporter le présent est de ne jamais se replonger dans le passé. Admirer Baudelaire est à la mode, mais sa vision passé-présent-avenir est vraiment la meilleure qui soit.
Soyez constant, au moins, ça évitera aux autres d'être amer. Au pire, un soupir, mais au moins ils regarderont vers l'avant.
Voilà youhou je vais bien, très bien, super méga top cool, de toute façon que je le dise ou pas ne change rien.
Alors puisque tout est top over super, je peux dire que j'aime bien porter mes lunettes violettes en fait, que je n'ai pas lu de livre depuis des semaines et que c'est vraiment bizarre, que j'ai envie de voyager, que j'aime bien ce que je porte là maintenant, que le Vuibert est ma bible ainsi que mon bourreau et que prendre un bon bain tiède ça fait du bien. Voilà, sur ce je vais aller brûler un caniche et sauter sur un trampoline.

Petite bouille toute mimi (je vous interdis d'avoir envie de shooter dedans >.<).
J'ai rêvé que j'avais une petite boule de poids rien qu'à moi. Une mini chouille à dorloter, sauf que douée comme je suis (et ça me poursuit jusque dans mes rêves è_é), je me débrouillais pour la brûler, si si. Ca partait d'une petite flamme et la pauvre se retrouvait en feu. Je finissais par l'éteindre avec un torchon après moult tentatives infructueuses, et je la mettais dans mon réfrigérateur pour la refroidir ^^". Finalement la petite bête allait bien et nous aurions vécu de beaux jours heureux si mon cerveau n'avait pas décidé de me projeter dans un beau rêve. Rêve très fun mais pas autant qu'avec la chose poilue au regard de braise. Je veux désormais la retrouver chez un méchant vendeur d'animaux qui la garde prisonnière et nous empêche de nous retrouver >.<
Si j'avais un phallus (et ce qui va avec bien sûr), je voudrais être Sid. Sid l'étrange, le maladroit avec son bonnet, ses lunettes, ses tee-shirt funky et ses bredouillements mais quand-même Sid, surtout ce Sid.
That's what I like about you, Sid. You never try to explain things.
I probably would if I could.

"Qu'est-ce que vous faites ici ?
- J'ai du temps avant l'intervention...
- Alors allez vous brosser les mains."


Ah, sinon ça va, merci.
Finalement je vais travailler dans un bureau. Plutôt fun, j'aime bien classer. Un quart d'heure de chez moi, ça paye plutôt bien, horaires de fonctionnaire et cafés à gogo.
J'avais passé l'entretien pour travailler chez Mickey, je l'avais d'ailleurs réussi. Très bon anglais, très bon accent, très bon contact (oui mes chevilles vont très bien, merci, mais je précise que ça ne vient pas de moi, quand-même), mais Mickey a recruté très tôt cette année donc il n'y a plus de places là où je pourrais travailler. Enfin, en théorie, parce qu'il est hypothétiquement peut-être possible que l'on me rappelle au cas où quelque chose se libérerait. Donc, pour éviter qu'on donne ma place à quelqu'un dans ce charmant bureau et que je me retrouve comme une clampine à regretter de m'être exclamée il y a peu : "Je me retrouve avec deux boulots !", j'ai confirmé mon boulot de repasseuse (en gros). Et puis je m'en serais voulue d'être prise, seule. Bon, bien sûr, si les amis de Mickey finissent par me rappeler je l'aurais plutôt mauvaise mais au bout de cinq minutes ça passera. Je vais donc enfiler ma tenue de secrétaire coquine et m'atteler à la tâche. Non, ça c'est pas vrai par contre.
Hormis cela, la mairie a sucré le voyage en Hongrie de mes parents parce qu'un délai de six semaines (huit maintenant) pour obtenir une carte d'identité valide, cela leur parait encore trop court. Autant dire que, pour le coup, j'avais vraiment les boules. Alors je leur ai offert un jour au parc Disneyland et aux studios. Je dis je parce que ma soeur devrait me rembourser, disons, jamais donc cela revient au même. C'était plutôt cocasse, étant donné que l'on ne va chercher les billets que demain puisque le trajet sera gratuit pour ma soeur et moi jeunes étudiantes franciliennes, j'ai dû leur fabriquer des espèces de bons pour un billet, sur Paint en plus, vu que je ne sais plus pour quelle raison stupide j'ai écrasé mon Totoshop chéri. J'ai aussi tenté de les faire oublier qu'ils sont toujours en France, à Paris (donc chez nous, les râleurs, sous la grisaille) avec du cidre et des petits fours de chez Brossard. Le plus caustique et réconfortant, c'est que mon père ne trouve même pas ça injustifié car "respect des lois avant tout".
Sinon, j'ai enfin été choisir mes lunettes. L'opticien était assez comique, une voix parfaitement téléphone rose, surtout quand il m'a dit : "Vous n'arrivez pas à choisir entre ces deux-là ? C'est parfait, on va vous les offrir, vous avez même le droit à une troisième paire." (au cas où je serais assez naïve pour ne pas percuter que c'est l'offre du moment). Donc je m'en suis quand-même sortie avec trois paires différentes (dont une violette) pour seulement lire, travailler, faire du PC et ce genre de choses. Mais vu que je vais passer mon été dans la paperasse, je devrais probablement les rentabiliser.
Pour finir, après avoir passé une semaine à passer des entretiens, faire la Tour de la Terreur, donner un cours d'anglais, apprendre que mon "élève" veut poursuivre l'an prochain, préparer un départ râté et percuter que je serais allée jusqu'à Disneyland et/où ses services de recrutement trois fois en cinq jours ; voici que dans deux jours (enfin, techniquement, demain) c'est l'anniversaire de mon chéri et de mon père, dans huit jours la fête des pères (chanceux), dans treize jours celui d'une amie et il y a deux jours c'était les dix mois des pitits porcs - en clair ça sent le champagne tout ça.
:: Mickey ou les cartons ? 
VS

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