Et le rire vola en éclat
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Je me suis mise à nue devant le miroir, le moi face à soi, me demandant ce qu'il pouvait y avoir de plaisant dans un corps comme le mien, ne répondant pas aux critères de beauté.
J'y ai découvert peut-être autre chose, des parties que j'ignorais, mais rien qui répondrait à toutes mes interrogations. Je les ai cherchés poutant. Oui cherchés. Sur mon corps, mon visage, ma poitrine, mes hanches et mes cuisses. J'ai juste pu y avoir quelques reliefs, de la blancheur, et des vieilles cicatrices. Encore en feu et vivaces pour certaines.
Je me suis aussi demandé si dans l'urgence, je n'étais pas un simple moyen de subsitution, être là pour ceux qui sont en manque, ou ceux qui veulent se venger, ou ceux qui ne sont pas surs de m'aimer.
Je ne comprendsplus et pas cet homme nocturne et avide que j'ai repoussé, celui que je désire, mais que je n'aime pas, et celui que j'aime, mais que je désire moins.
Du moins à travers leurs yeux, je découvre peu à peu une vision, une image de moi, de mon corps, du moi face à eux, que je ne me sens pas prête à assumer.
Ouais, hier, j'ai vu une star de la poésie, un maître des mots.
Avec quatre camarades assis dans nos fauteuils bleus, on attend la star tout en se disputant pour la place stratégique à prendre. Moi devant un grand, Magali devant un petit
pffff encore une grande perche....
Magali d'un air réjoui et moqueur: Ah dommage !!!!
Quentin : Franchement, on aurait pu prendre d'autres places, on arrivera jamais à le voir...
Magali : Moi je préfère une vue plus panoramique
Enfin, un climat de suspense et d'attente envahit la salle, on se demande à quoi ressemble ce vieil homme, ce petit bout de vie, qu'on a tenu dans nos mains, duquel on a tous répété et récité quelques vers. QUand soudain..........un petit homme, cheveux blanc, haut comme trois pommes, le dos vouté, et le visage totalement inexpressif s'avance sur l'estrade.
Alors s'engage la conversion s'engage avec un professeur tout intimidé de se retrouver devant cette moitié d'homme :
- Hmmm...oui....donc....Encore, cette fois, Yves nous fait le bonheur de nous rejoindre, avec nous....Hein Yves ?! Vous devriez peut-être prendre une chaire dans notre université ?
A ce moment, une grave voix s'élève dans la salle, son visage s'éclaire : J'ai passé l'âge de la retraite cher ami.
C'est à partir de là, que s'est engagé un débat sur l'Ut Picatura poesis. Débat très intéressant durant lequel, tout le monde fixait le vieillard, avide de ses paroles. En réalité, j'ai trouvé extrèmement de rencontrer un poète après avoir lu quelques oeuvres de sa main...En l'entendant, j'ai pu constater jusqu'ou pouvait aller son aspect réflectif sur les choses.
Enfin :
" Mouais, Ben hier j'ai vu Yves Bonnefoy, et toc"
Certains jours, le silence devrait s'imposer Les 15 premiers jours de cours sont propices aux retrouvailles pour certains, aux connaissances pour d'autres.
Une fille aux vêtements muticolores s'approche de moi, et me dit tout en souriant : - Dis t'étais pas la l'année dernière ?
Moi : NOn non je suis toute nouvelle ici
Magali venant compléter notre discussion : Non elle était à Edouard Herriot l'année dernière, en prépa.
Elle qui ouvre grand sa bouche et laisse apparaître toutes ses dents : Ahhhh mais ! tu connaissais Estelle alors ?!
Moi contente de voir quelqu'un de familier : Oui oui je la connaissais ! On s'entendait bien d'ailleurs, mais cette année, elle est aussi à l'unuiversité. Ah ben si tu connais Estelle, tu connais peut-être A**** ?
Elle d'un air un peu génée : Hmm oui oui...
Moi : Mais elle est partie en plein milieu d'année, des problèmes de santé, de famille, puis sa colocation a viré à la catastrophe....Ouais ssa collocataire était une vrai connasse
Elle d'un air calme et naturellement : Ouais, je sais. C'était moi la connasse.
Moi : ...............
Seulement, cette journée n'était vraiment pas propice aux connaissances.
Pensée pour le moins incongrue :
J'ai envie de travailler.
Outch, plus de deux mois sans approcher de ce blog.
Ficelée dans la couette comme une crêpe, je lève la tête difficilment et cogne la pile de livres non lus qui s'est agrandie au fur et à mesure des vacances. Je regarde la triste scène autour de moi : des vêtements qui s'amoncèlent de part et d'autres dans ma chambre depuis deux mois, les cours éparpillés sur mon bureau et par terre, ma cheminée couverte par des kilos de poussière. Quelques papiers de gâteau planqués sous mon lit. Devant cette scène désolation, je me traîne jusque mon miroir et tombe nez à nez sur mon reflet :
*MON DIEU !! * -___-
Peau dans un piteuse état, fesse molle, deux kilos en plus, un ventre qui commence à se former, les ongles de trois centimètres, mes cheveux en pagaille, et aucune vitalité sur mon visage...
Soudain, un certain flash back me revient sur ces vacances et sur la cause de ce laisser aller : Smallville, desperate housewives, des jours et des vies, Amour Gloire et Beauté, Coeur Océan, Haidi, Foudre, Capital, le destin de Diana, la petite maison dans la prairie...
Nutella, crêpe, gateau, beignets, pâtes, bonbons, bonbons, chocolat....
Tout s'explique : Deux mois sans rien faire c'était vraiment pas une bonne idée...
Prête à livrer une bataille sans relâche contre ma paresse, nous nous jetons un regard dévastateur dans le miroir. Moi fière comme un cheval et brandissant mon épée, elle me suppliant sur un air de western :
- Mais non ! Pense à nous ! Notre longue cohabitation, nos moments de fringales, ces heures gagnées
- Pense à moi, à mon poids, mes notes, cette nouvelle année. Hein ? Comment vais-je faire après ça ? Maintenant c'est sérieux. Je ne peux plus me permettre, tu comprends ?
Mes vacances ont été principalement gagnées par l'ennui, la flemme, et surtout une vie sociale absolument nulle. J'attends donc la rentrée avec impatience, malgré le stress qui grandit grandit grandit.
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