Et le rire vola en éclat
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7
Primum dormire deinde philosophare Que dire ? Si ce n'est qu'il y a des petits hauts et des gros bas, ainsi que des périodes de stagnation intense, pendant lesquelles notre cerveau est trop ramolli pour pouvoir déprimer.
Et oui le prépa développe le "je m'en foutisme". Diantre que oui. Une khôle demain ? Vraiment ce n'est pas grave. Un commentaire à rendre ? Ténébreuse et insolente sur une inspiration de La Chevauchée des Walkyries de Wagner, on déclare haut et fort qu'on a bien toute une nuit pour le faire. La compétition n'est pas tant avec les autres, mais avec soi-même. L'envie de se dépasser, de voir ou l'on va craquer, jusqu'on l'on peut tenir, de jouer avec notre sommeil, prendre goût aux nuits blanches. Je dis cela, mais je ne dis rien, ce n'est qu'à la parole d'une camarade le sourire aux lèvres " Ahh quelle journée catastrophique qui s'annonce, je crois que je deviens masochiste", qu'à l'arrivée d'un camarade les yeux pétillants de bonheur alors que cela fait un mois qu'on ne s'arrête pas jusqu'à une heure deux heures trois heures du matin " Bonjour Camille, Ah de grâce quelle gracieuse journée, comment te sens tu ? Je me suis mis à rire tout seul hier tellement j'étais tout déglingué"
Deviendrait on masochiste ?
il n'y a pas de doute, mais on garde notre humanité ( tout de même ), devant la lassitude de faire toujours la même chose.
Se lever à 6 h 30, souviens bien avant rongé par le stress, déjeuner le ventre noué, sortir machinalement le vocabulaire d'italien, et s'avaler les mots en marchant ( oui la polyvalence est utlile ), dans le bus électrique Il giubotto, la pellicia...il lavandino ? Le lavabo que diable !.
Courir comme un éléphant avec les lacets défaits, et arriver en cours de français avec le professeur le plus mauvais de france ( qui veut faire une licence de lettres modernes ?), pendant lequel on s'amuse à regarder les dessins de sa voisine, et à compter combien de fois pendant l'heure, notre cher professeur se tirera la moustache, ou bien à regarder avec lassitude la clocher de l'église d'en face par la fenêtre l'air songeur, et s'assoupir progressivement au son des lentes, très lentes paroles du prof " Ouii donqueee dideerot amèèèène un concepte trèèèèès ....importaaant.... daaans son oeuvreee, enn reeefuusannt les coonvenntiioonns rommaannesquesss. Une seule chose vient malgré la lutte, c'est inévitable quand on a dormi à trois heures : ZZZZzzzzZZZZzzzRRR.
Sauf que, le professeur sadique perfide sort sa liste des élèves et pioche un élève au hasard, voici ce que cela donne : ZZZzzzZZZ
Le professeur : - Camiiii
moi : ZZzzzzZ ??
Le professeur : lleuu Viquetoirre heuuu, veuillez continuez l'explication que je viiiens d'amorrecer. OU est elllle ?
Moi pensant gracieusement "Merde" , ne sachant pas ou l'on était comme 95 % de la classe se réjouissant de ne pas être interrogé, je me tourne dans l'aide auprès de ma voisine toujours plongée dans son dessin, dans un état aussi léthargique que possible. Rien à faire :
- Heuuu, ben heuuu...Ah oui, Ah ben la on voit bien quoi...je dirais même que l'on voit très bien que..Enfin oui c'est ça, c'est très fort, Oh oui très fort
Le professeur n'entend rien, il tend l'oreille agacé, comme pour me torturer" Je n'entends pas, parlez plus fort
- Je sais pas
- Quoi ?
- Je sais pas
Il s'énerve et hurle : - Hein ? Bon passons.
Enfin, dans ces moments là, on se sent beaucoup moins hargneux, et en lutte avec soi même, juste dans l'envie de se fondre au fond d'un trou, mortifiée par la honte.
Je dirais avec puerilité : "Rien ne sert de vouloir se dépasser, mieux vaut se respecter, ainsi dans les cours de français vous écouterez". Parfois.
"La tristesse vient de la solitude coeur" Montesquieu Comme ces mots te gênent, tu ne les aimes pas. Mais reconnais que ce sont les seuls mots qui conviennent.
C'est vrai mais je l'avoue à présent :je suis triste...triste, seule, perdue. Je vais mal. Envie d'apathie, dégorger toute personne. Jalouse, jalouse de ceux qui se balladent dans la rue, jalouse de ceux qui se voient le week-end sans se sentir coupable, jalouse des amoureux qui s'embrassent sur les bancs, jalouse de ceux qui prennent du temps pour eux, jalouse de ceux qui ont le temps...jalouse.
L'envie de les égorger me délaisse, je les envie, et ça me rend pitoyablement triste. Personne ne me regarde dans la rue crier " moi j'en ai marre, je ressens le besoin de refaire tout cela ". Personne qui se retourne et qui se dit qu'apprendre à dire " un chapeau haute forme " me déprimait au plus profond.
Penses un peu à ceux qui ne font pas d'études, qui n'ont pas été accepté ? Il y a bien plus malheureux que toi !
Si tu savais comme les autres me semblent bien loin, je me conforte dans mon égocentrisme, j'aime me regarder, me voir mal, ça faisait trop longtemps que je ne m'étais pas sentie comme ça, vide, qui n'a rien à dire, le coeur qui tremblote, les mains moites, le visage blanc. Me sentir mal me rassure, comme dans mon état naturel, ou j'aime m'isoler de longues heures dans ma chambre à sangloter car je ne suis bonne à rien...bonne à rien, c'est ça que je rumine dans mon lit pendant des heures, ça que que je me souffle dans le bus, que je ne mérite que de me faire du mal...
Alors tu vas vraiment faire ça ?
Ce week end, je les ai vu, ils s'amusaient, ils me regardaient, je me sentais un peu intruse...tous me souhaitant bonne chance de tenir le coup, car j'étais un peu palote, et me lançaient des bons courage, mais je ne sens plus vraiment le courage. J'y sombre...je me sens seule, et ça me rend triste...
C'est reparti...
"Dans la colère rien ne convient mieux que le silence" J'exposerai ici ma nouvelle recette intitulée comment rater sa khôle d'histoire.
Tout d'abord s'assurer de ne pas avoir le choix dans la semaine, ni le jour, ainsi l'on vous mettra la plus mauvaise journée, au plus mauvais moment. Vient le choix du professeur ( très important ), il ne faut pas choisir son professeur, mais l'autre professeur : le méchant, le destructeur, celui ne met pas la moyenne si on tient moins de 20 minutes ( c'est le record signalons le tout de même ), celui qui se délecte de votre échec. En bref le mauvais prof. Assurez vous également de choisir le dernier horaire de la journée car le professeur n'aime pas, il n'écoute plus, est énervé, et vous mettera une mauvaise note.
Enfin, couchez vous tard, car c'est votre journée la plus chargée, vous avez des DS à chaque heure.
Réaction d'une hypokhagne en direct :
J'ai la tête dans le cirage, m'être couchée à 4 h 30 du matin, ce n'était pas une bonne idée...J'ai l'étrange impression que ma tête est plus lourde que mes fesses enfin bizarre. Je me ris au nez devant le miroir, ma pauvre qu'est ce que tu es pitoyable, des cernes horribles, un teint pas frais. Je suis bonne à jeter.
Toujours le C3, je m'étonne, il est à l'heure, le chauffeur me dit bonjour avec un grand sourire, ça fait chaud au coeur. TOujours sur la place du haut, ainsi que peux lire le journal du jeune homme gratuitement.un jeune homme de Lyon 2 détourne de l'argent. Intelligent ce garçon.
Vint ici la deuxième partie du mode d'emploi : dissertation de deux heures de philosophie, étrangement, je m'en tappe radieusement. Le professeur écrit le sujet " que pensez vous de l'expression : tout est politique". Cri de desespoir, cri de surprise : Monsieur c'est trop durrr. Je sais. Je me délecte de leur futur échec, de toute façon je m'en tappe.
Ensuite anglais ; Ds de vocabulaire, elle nous rend les versions sur table. Comble de la tricherie, de la trahison : 9, 75. Je rumine dans mon coin, avec pour seule envie de poignarder, ou de lui tordre le cou, et qu'elle me répète en souffrant et suffocant : j'aurais du vous mettre 10. Au lycée avoir 19, 75 m'a toujours profondément agacée. Je n'y fais rien, et en retour de cette pensée macabre, elle m'annonce qu'elle a perdu pour la 2eme fois un de mes contrôles.
Mon coeur se noue. Je suis la dernière à passer pour cette khôle d'histoire avec le méchant. Une de mes voisines arrive dans la salle avec son sujet ' le suffrage universel en france au 19eme '. On la plaint, nous n'avons pas beaucoup d'informations, deux pages de cours.
Je m'en vais chercher le mien à la loge. Mes doigts tremblants le prenne. je marche et déplie le papier...je m'arrête net, regarde si c'est mon sujet, ma matière, mon horaire, le professeur, ma classe. Calamité c'est le mien !! Je cours dans l'escalier, j'arrive mi en pleurs de frustration, et mi en rire de consternation, et je leur crie mon sujet " La révolution du chemin de fer en France au 19 eme siècle.
Silence. Les filles me regardent en silence, qui veut dire : quelle horreur. finalement le suffrage universel c'est pas si mal !!. Mon dieu on a que 20 lignes sur le chemin de fer. On pouvait tomber la dessus ?.
On essaie de m'aider tant bien que mal. Faudra que j'aille voir la prof.
Une élève ressort, enervée : ça casse pas des briques qu'il m'a dit, connard ! 15 minutes c'est nul qu'il m'a dit, puis ce qu'on a vu avec le prof c'est faux qu'il m'a dit.
Je rentre dans la salle, je me trouve bien surprise par le visage de la bête :un tête d'enfant, un peu bennet, mal fagoté et plissant à la vue demon sac : tiens vous prenez le train, alors faîtes vite, j'en ai marre
J'extrapole, pour gagner du temps, Nous pouvons alors observer un véritable désenclavement. vous ai-je dis que la France se désenclavait ? Oh ! un désenclavement.
Je m'enerve intérieurement, il n'arrête pas de se regarder les ongles d'un air dédaigneux, qui ont l'air de me dire il s'ennuie, il s'ennuie.
Je finis : 13 minutes, c'est un miracle. On avait parié que je ne ferais pas plus de 7 minutes.
Lui : Mouai c'est un petit léger ce que vous m'avez fait. Déja c'est quoi un chemin de fer ?
MOI : " Ben c'est la voie férré qui transporte les trains " ( qu'est ce qu'il veut que ce soit d'autre ? )
Lui : soupire d"agacement " pfff c'est pas brillant " ça fonctionne comment un train ?
*tête surprise et yeux ronds* Heu j'ai pas fait prépa scientifique,...
Moi : heu ben, un train, heuu, ben du charbon, du feu, vapeur, puis voila quoi." J'ai honte de ma réponse, et l'envie de lui faire avaler mes copies me démange.
IL me contredit sur mon, je ne sais pas quoi répondre à tant d'attaque, je suis humiliée et démontée classieusement. Je lui explique qu'on avait pas de cours la dessus.
"Alors soit je vous mets une mauvaise note car le cours de votre professeur était suffisant, et qu'il faut alors pallier à votre déficient intellectuel, soit elle estime que vous ne pouviez pas faire l'exposé, auquel cas nous remontrons votre désastre".
Je ressors par terre, déficient intellectuel résonne dans ma tête. J'ai raté ma khôle d'histoire à cause d'un sujet débile. Les filles me rassurent, ce n'est pas de ma faute, on ne l'avait pas vu. Je suis en colère, j'essaie de ne pas explosé d'humiliation devant cet echec cuisant.
Fin du mode d'emploi.
Le samedi, on rit le matin et on pleure le soir Le réveil retentit encore et toujours avec son son horripilant qui nous fait dresser les poils du dos. Néanmois, il y a un problème, un problème qu'il se faut résoudre de toute urgence : c'est samedi. Mais normalement, ce n'est pas samedi que l'on ronronne sur son oreiller jusqu'à 9 h 00 du matin avec les écouteurs sur les oreilles en écoutant à fond un nocturne de chopin ? Ce n'est pas le samedi, notre repos syndical ?
Serais-je niaise ? Pas en prépa, le samedi, jour de torture, jour de devoirs, jours de 5 heures ou SIx heures de dissertation. Je ris. on pleurera plus tard.
Lyon de même est mort le samedi matin. pas de voitures, pas de jeunes étudiants, moi seule traversant la place des terreaux avec un SDF, et quelques revenants d'une soirée arrosée criant " Oh les keum's, regardes y'en a qui ont cours trop nul". Je ris encore intérieurement. Je vous le dis, je ne fais que rire.
Au lycée, tous dépités avec des cernes marquant le trajet Paris New York. Notre professeur écrit le sujet "" un critque dit " c'est quand il s'éloigne de la poésie, que le roman se fait roman." Qu'en pensez vous ?""
Souriant à pleine dent, il déclare " Et surtout ne me dîtes pas "Rien" ". Les premières questions classiques " On peut sortir quand ?", " On peut sortir avant l'heure" " mon sieur, c'était pas censé être sur les trois romans à lire ? " Enfin comme d'habitude. Pensant maîtriser le sujet, je m'engage, bref une catastrophe, je change de plan au dernier moment : un fiasco. Je sors dépitée.
Cette fois je pleure. L' homme fort, protecteur, courtois, psychologue, téléphone " Alors réussi ? " "Nan" " De toute façon, c'est comme d'hab tu dis que tu as loupé et tu vas te tapper 15". C'en est trop je raccroche, et je pleure encore.
Direction Lapart Dieu. Je tombe bas très bas...Je vais à Quick transgressant alors toutes mes valeurs morales. L'odeur de frittes de pain dégoulinant de gras empli la salle, Et s'étale des dizaines de beignet luisant sous la lumière. "Qu'est ce vous désirez ?" Impossible de comprendre le menu. Au hasard " Le menu cheese chouette " " excelentissimus ou excelentississimus" Ca je comprends comme quoi, ça sert le latin, même à Quick. La salle est bondée. Heureusement il reste une table, jusqu'à qu'un charmant couple se poste à côté de moi. " Dis pourquoi tu veux pas faire les soldes avec moi ?" ' Smouraffs, j'vais me faire chier" prononce l'homme, la bête, le fervant chevalier. Bien sur le steack dépasse à moitié, et le cheese chouette est minuscule. Je ressors, j'ai faim.
Direction bibliothèque, pour rendre des livres cette fois. Le mal de tête me gagne et la fatigue empêche toute concentration. Trop de monde, je vais pas faire la queue 30 minutes pour rendre 7 bouquins. Je sors, le détecteur antivol sonne. Super...La gardienne parlant à moitié français " VIdez le sac, c'est quoi touc les livres ? Je lui montre les miens, ceux de la bibliothèque. " vous avez volé, ça sonne..." Je passe repasse avec mes sacs, mes livres. Nous trouvons le coupable. Elle essaie tant bien que mal de me l'enregistrer, de marquer les numéros, rien y fait. Je m'énerve intérieurement. 45 minutes plus tard : ' de toute façon, vous allez pas les voler, passez à côté. aurevoir. ". mieux vaut ne rien répondre.
De retour à l'appartement d'épuisement toujours. J'ouvre la porte soulagée de pouvoir gagner mon lit. Le copain de ma soeur m'accueille, il sourit, ma soeur pleure, et me demande de rester deux minutes dehors...45 minutes plus tard, j'ai froid, ils crient toujours, je suis toujours sur la pallier, la voisine débile me voit ' ben t'es à la rue ?". Ah ah je ris..."non j'attends".
Enfin je rentre, je me fais engueler. Le copain part en colère. Je vomis mon Quick, erf 5 euros 60 foutu en l'air.
Je m'en vais pleurer dans ma chambre. ça fait combien de temps que tu n'as pas vu tes copines ?
Amandine ? je l'ai vu trois fois, Magali ? deux fois et Charlotte ? je l'ai pas encore vu...Et tiens Leila tu ne lui as pas appelé depuis combien de temps ? depuis bien six mois...
Le samedi, on pense à tout, on ne pense à rien et on pense à tout. On rit le matin et on pleure le soir.
"Que diable allait elle faire dans cette galère ?" Je me sens perdue, surchargée et en stress total...: Mercredi : Préparation de texte d'anglais + préparation d'italien Jeudi : DM de latin + Lire un bout d'Ethique à nicomaque. Vendredi : contrôle d'anglais + Vocabulaire Samedi : DS de cinq heures De français ( mamannn ) donc trois livres à lire. Lundi : Dm d'italien + 500 mots de vocabulaire / Dm sur une explication de texte / Dm de géographie/ Culture antique : des lectures Mardi : peut-être morte ? Mercredi : contrôle de poésie en anglais / préparation du texte d'italien Jeudi : Lire l'autre bout d'Ethique à Nicomaque. Vendredi : Contrôle de philosophie / Une longue version d'anglais à laquelle je n'ai rien compris / Ma khôle d'histoire ( un passeport pour l'au delà Mercredi : DM d'italien ( version et commentaire composé ) + khôle de géographie ( Deux livres passionnants à lire.) A quand la version de latin pas dans 15 jours j'espère... Après peut-être serai-je déjà la corde au cou. Les deux prochaines semaines vont être dures
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 Retour à l'accueil du blog
|
|