Clac...!
Quatre petites lettres qui m'ont écrasées. Non seulement clac, mais aussi claque.
Des clacs et des claques depuis le début de cette année. Des claques pour les notes, des clacs dans la famille, des claques pour son orgueil, des clacs pour la collocation. Et surtout un gros clac et une grosse claque en amour.
Retour de la gare, un mutisme complet qui envahit une voiture. Une tension entre deux personnes...et Clac...Un clac qui fait mal, un clac qui détruit, et qui assome, un clac que j'aurais voulu éviter. un Clac que je souhaiterais détendre, lui mettre un coup de fer à repasser, de la crème pour estomper les brûlures et recommencer en attendant un nouveau clac.
Un clac étourdissant au bruit du portail qui claque, des sentiments qui éclatent et le coeur qui se serre, prêt à exploser comme une bombe.
Et l'impression que jamais je n'arriverais à oublier un homme que j'ai tant aimé, car on aime souvent encore, et que je ne voulais arriver à un clac, mais à un coup de fer à repasser, et un baûme qui répareraient toutes nos erreurs, et qui me diraient au coin du coeur "ça va durer encore".
Aucune envie ne me prend d'oublier, ni une révélation, qui me dirait "mais oui tu t'étais trompée". Je voulais pas, je voulais avancer.
Le vide qui rentre, qui dévaste tout, et qui me dit que je n'arriverais pas à tomber amoureuse de quelqu'un d'autre, que sans lui, je n'arriverai pas à avancer, à continuer mes études, à me sentir bien, et à me sentir moins seule, et à regagner l'once de confiance en moi que je vien de perdre.
Un vide qui fait retentir le clac de plus en plus fort dans des larmes, un vide ou tout éclate, un vide qui me fait espérer que samedi 10 mai à 18 heures le clac n'était qu'une terrible blague, et que samedi 10 mai à 18 heures, on s'était tous les deux trompés.