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Rire de Mourir et Mourir de RireLes états d'âme de Flantafafouille :: Comme un sourire d'automne. Une rencontre,au détour d'un trottoir Limogeaud. Un regard échangé, des bribes de mots qui s'envolent, comme ça. Mais n'y a t-il rien de plus précieux qu'un mot, justement? Puis, par la suite, vint l'hésitation. La main crispée sur le clavier du téléphone. Les lettres se mélangeant dans l'esprit. Le message achevé, l'envoi. Enfin, la blibliothèque. Les étagères remplies de tout et de rien, de pages noircies d'histoires les plus paplpitantes les unes que les autres, d'intrigues nouées à la perfection. Et puis il y a aussi ces feuillets dont le lamentable gribouilli rappelle vaguemement ces séries à l'eau de rose qui s'affichent parfois sur nos écrans. Un peu comme notre aventure à nous deux, peut-être. Mais l'essentiel, c'est que l'on fut là. Toutes les deux. Un peu comme avant, certes. Mais avec la gêne en plus, le confort en moins. Mais ça (re)viendra, me dis-je. Il serait tellement tant de grandir. Et puis ce soir là, je me suis endormie, heureuse. # - Commentaires (0) - crée le 18/09/2008 18:19 Les états d'âme de Flantafafouille :: Vini, vidi,vici. Khâgne, Khâgne, Khâgne. Très chère Khâgne, demoiselle aigrie et insolente, crois tu dresser devant moi un mur infranchissable? As-tu cette impression d'avoir déjà anéanti mon esprit après la distribution si maléfique de ton planning de devoirs? Tu te trompes, vieille chouette infortunée car me revoilà partie, plus motivée que jamais dans Isocrate, Pline le jeune ou encore la seconde République...Nous, khâgneux, nous marcherons, nous lutterons, nous te vaincrons!! (veuillez tous admirer mon splendide rythme ternaire...) Bref, happy? Happy, ouais, je crois. Surtout lorsque ce très cher prof d'anglais nous sort: "Ce texte est extraordinairement difficile." Je suis déjà amoureuse de lui, c'est décidé. Bon, zou...je vais voir mon ami Du Bellay. Bon Vent! # - Commentaires (0) - crée le 06/09/2008 16:14 Les états d'âme de Flantafafouille :: Un jour si noir. Parce qu'il ya parfois des choses qui vous délivrent un autre regard sur la vie. Qui vous font peut-être prendre conscience de ce qui importe avant tout. Ce genre de fait qui vous indique alors ce qu'il faut mettre entre parenthèses. Oublier les futilités, les affaires puériles de moindre importance et tout le reste. Claire a perdu son papa ce week-end. Accident de voiture. Et ce matin, nous étions là pour tenter de l'accompagner jusqu'au bout, pour essayer de lui communiquer une certaine aide. Même si nous nous sentions impuissants face à tout ça, même si nos yeux luttaient pour ne pas laisser s'échapper une larme. Nous étions là, nous voulions être là pour l'épauler et la prendre dans nos bras. Mais que dire dans ce genre de situation? Quelle convenance avoir? La présence suffit-elle...C'est dans ces instants que nous remarquons l'insuffisance des mots. J'me suis sentie si nulle lorsqu'elle m'a annoncé la terrible nouvelle au téléphone. Plus rien ne pouvait s'évader de ma bouche excepté un sanglot. Même si ce n'est pas mon papa, c'est mon amie. Et aujourd'hui, je l'admire. J'admire son courage, sa force. Elle lui a dit au revoir dans un magnifique discours. Mes doigts se crispaient. Les autres, nous; nos regards se croisaient parfois. Des regards sombres, graves. Nous l'avons prise dans nos bras, elle a souri. Ce sourire si beau, si vrai. Nous pensons si fort à toi, si tu savais. Je t'aime fort, mon Dulon. # - Commentaires (3) - crée le 03/09/2008 16:25 Les états d'âme de Flantafafouille :: Comme une veille de rentrée... Citation du jour:
"Maman, j'pas envie d'aller à l'école..." # - Commentaires (2) - crée le 01/09/2008 06:55 Les états d'âme de Flantafafouille :: Défaillance psychologique. Les états d'âme de Flantafafouille :: Rossignol. On se rend pas toujours compte. On vit parfois des trucs, comme ça. On ressent ce genre de choses que l'on aurait aimé savourer avant. Quand on était gosses, quoi. J'avais tellement rêvé de les emmener là-bas. Allongée de tout mon long dans le foin, la visage doré, sept piges et le coeur bondissant. Je rêvais alors de jeux interdits, de ballades insousciantes et de feux de camp. Ben, vous avez tous vécu ça, je suppose. Ce désir d'être vieux avant l'âge. De "faire des trucs de grands". J'crois que j'ai réalisé un vieil idéal. Vision utopique ramenée au premier degré. Alors, tout a défilé. J'ai retrouvé ce truc de gamin qui titille le ventre, qui prend aux tripes. Ouais, j'vous ai mené là-bas, dans mon pays, chez moi. Dans ma Corrèze,dans l'ancien monde de grand-père. Et bon dieu, ça fait un tel bien. Amélie, Clément, Nolwenn, François, Alice, Guillume, Julie, Ivan, Maëlle mon Geyrou, François, Camille, Claire mon Dulon, toi mon Lou(p). J'vous ai embarqué et on a ri. On aura dansé, marché, chanté, dégusté. On se sera échauffé pour une vaisselle à la con ou pour un chiotte bouché. Puis encore une fois, on aura ri. On "en" aura ri. On aura respiré la campagne, on aura bu, un peu, beaucoup. On aura savouré l'eau du lac de Marcillac. On aura entendu le brame de François teinté de son magnifique "Caaaarrrresse buuuucale, Rooobiiie Williiiiaaams!". On aura tourné, tourné, tourné sur les 90'9. On aura goûté à la Vodka d'Ivan et puis j'aurai admiré le roux si naturel des cheveux de Nolwenn. On aura bouffé de la marque 1 à tire larigot. Mais c'est pas grave puisqu'on aura entamé une course automobile à travers les champs, Maëlle et moi sur le toit et Ivan et Claire au volant. Puis François au volant, Clément à côté. Et puis nos rires, encore et encore. Le Viaduc des rochers noirs et le vertige de Guillume.Soixante-treize euros et cinquante centimes pour un pansement. Alice et sa passion des photos, et nos pauses très campagnardes. Le vélo à deux et la douleur au postérieur."Bang Bang". Maëlle et son violon, Julie et sa guitare, puis mon hautbois aussi. Et nos reprises façon "Bal trad'". Nos soirées fichtrement habillées. Mode disco, hippie, Zezette, Andréa. Ivan et son super pantalon, les 90'9 et leurs costards, mon Lou(p) et sa chemise moulante, Maëlle et l'chapeau du Guillume. Le vide-grenier de Seilhac et le pull rose de Milou, l'égouttoir du Dulon et les couverts d'Ivan. Les lits qui craquent et les fous rires étouffés. La mort subite d'une assiette,de trois verres et d'une nappe. Les tartes à la myrtille de Maëlle, le bol de girolles...et tellement plus. Et tellement plus. Alors,que dire...Merci?
Merci.
# - Commentaires (1) - crée le 19/08/2008 15:16 Les états d'âme de Flantafafouille :: "Rossignol? C'est joli comme nom." Des pâtes "Champion" et la sauce pour les agrémenter. Beurre, taboulet à la menthe et tartelettes à l'abricot. Du lait concentré, pour Maëlle. Oeil fixé sur les sous-marques. Pas facile d'être jeune. Budget assez serré malgré les quelques cours et baby-sitting qui pleuvent en ce moment. Et quand l'esprit s'oriente sur la rentrée prochaine, le porte-monnaie a encore moins envie de se vider. L'humeur n'est cependant pas en berne. Plus qu'un jour avant de se retrouver à Rossignol, avec lui, avec eux. L'idée de regagner la campagne de mon enfance, l'odeur du foin fraîchement moissoné et le bruit de la nature réhausse mon sourire. Je ne sais encore comment remercier mon oncle de sa gentillesse. Une vieille maison de pierre rien que pour nous tous pendant quelques jours, rien de tel pour prendre un bon bol d'air avant la torture khâgneuse. Bien entendu, il y aura l'ancienne maison familiale pas loin, logeant les locataires malhonnêtes sur lesquels mes parents ont eu la malchance de tomber. Quand je vois cette bâtisse, autrefois magnifiquement entretenue et désormais réduite à l'état de porcherie, la nausée n'est alors pas loin. Et quand je songe aux loyers non payés, à leurs fausses accusations, aux embarras avec l'avocat, alors, je préfère me souvenir. Me souvenir du vivant de grand-père, des rires des cousins et des soirées d'hiver à déguster le lait au miel. Je revois alors ces grandes réunions de famille autour d'un repas champêtre, ces bouquets arrangés avec goût sur les tables. Il me semble que je retrouve l'odeur de lavande dans les armoires et celle du tourtou chaud dans la cuisine. Ainsi pourrait-on avouer qu'il n'y a rien de plus précieux qu'un souvenir, malgré tout. Je ferai bien entendu de mon mieux pour contenir toute la fureur qui m'anime si je croise le regard de ces gens. Grand-mère n'aime pas qu'on en discute. Elle est à la maison en ce moment. Il me semble qu'elle a quelques absences. Ma mère, à sa grande habitude, amplifie le tout. J'ose simplement espérer que ça ne s'étendra pas davantage. Mais aujourd'hui, je m'appelais Marie-Laure, j'allais en Italie en Septembre et ce n'était certainement pas l'anniversaire de maman. Mais à quatre-vingt cinq ans, Dieu sait qu'on est pardonnable. Et je l'aime. Si fort.
# - Commentaires (0) - crée le 12/08/2008 15:51 Les états d'âme de Flantafafouille :: The Lord is my shepherd
John Rutter dans les oreilles. Duras dans les yeux. Nostalgie dans l'esprit.
Séjour espagnol qui fut des plus appréciables. Nous n'épiloguerons point sur ce fait. Chacun sait parfaitement que le changement d'horizon est toujours salutaire et synonyme de bonheur. Un bonheur pur et simple uniquement entâché par l'idée de revenir un jour en terrain connu.
J'ai aujourd'hui ce désir de partir. Loin. Un ailleurs gréco-romain. Pourquoi pas Italien. Notre projet de partir un an avec Amélie à Naples dans deux ans, se concrétise jour après jour. En attendant,profitons de l'instant présent. De cette rando campagnarde avec les filles à partir de vendredi. De ce séjour à Rossignol avec eux en Août...
"J'ai hâte!"
La photo: Claire, Maëlle et moi à notre retour de rando sauvage.Et vive le Régilait :) # - Commentaires (0) - crée le 30/07/2008 13:02 Les états d'âme de Flantafafouille :: Hip Hip Hip... Un bref retour. La demoiselle n'a plus la moindre trace d'internet dans son logis. Donc qui dit plus d'internet sous-entend évidemment plus de Kiwéo. Plus de Kiwéo, plus de blog. Je profite ainsi des visites chez certains civilisés pour offrir quelques unes de mes nouvelles. Aussi ajouterai-je qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. Et oui mesdames et messieurs, Cams la girouette vous annonce haut et fort qu'elle tente une autre année de pseudo torture dans son cher établissement Gay Lussac.
Elle passe en Khâgne!! Hem...sachant que mon objectif premier s'appelle Décembre et que je ne compte pas non plus ruiner ma petite santé. Moi, faible nature? Bande d'insolents...De toute manière, je compte sur l'assistance médicale de Maëlle pour me réanimer en cas d'extrême urgence. Que dire de plus...J'ai pu savourer de nouveau ce que l'on appelle une grasse matinée. Je suis désormais autorisée à lire ce que je désire, ce qui nécessite des rendre-vous plus nombreux à la BFM...Limoges nous offre actuellement des spectacles gratuits ce qui permet des soirées ma foi sympatiques. Ces jours heureux donnent également la possiblité de profiter de ces excellentes connaissances d'Hypokhâgne. Ma Maëlle et sa folie du vide-grenier, ma Clairounette et sa bonne humeur, Leslie et son amour contagieux de l'allemand...et puis ces petits pincements au coeur, parfois aussi, qui rappellent que les séparations risquent d'être quelque peu douloureuses. Ah, vilaine sensibilité, tu me tueras, tiens. Autant de temps libre qui laisse libre cours à la musique, également. Hier, concert en compagnie des Petits Chanteurs Limousins. Un repas en leur compagnie, des éclats de rire, des échanges à propos de Khâgne avec Pacôme, des paroles et des souvenirs musicaux avec Cyprien, nos sourires en écoutant les vocalises de Martial...et ma joie entâchée de stress en apprenant que j'allais les accompagner sur un ou deux morceaux. Où ça? A la Sagrada Familia de Barcelone cet été!!!! Wouw...Autant de petites nouvelles qui mettent du baume au coeur. Je considère désormais à quel point ma famille est importante. Je crois que cette année fut aussi le cadre de ce genre de révélations. Les années lycée se bornent parfois à l'importance quasi maladive de l'ORDINATEUR. La prépa m'a fait réfléchir quelque peu en me proposant un nouvel horizon. Les mentalités changent, on grandit. C'est apaisant. Et bien voilà. Encore quelques jours à profiter du soleil dans le jardin, à remplir des cahiers de mots sans queue ni tête, à sortir ici et là avec ces ils et ces elles, à relooker "pour rigoler" sa petite soeur, à être avec lui, à dévorer les blibliothèques, à Vivre. Et puis on prendra la route pour l'Espagne afin de s'ennivrer d'air marin et de sable. Enfin, attendrons nous ces jours d'Août pour gambader avec eux dans la campagne corrèzienne. Je crois que je suis heureuse.
# - Commentaires (3) - crée le 23/06/2008 16:07 Les états d'âme de Flantafafouille :: Dix-sept heures quarante et un. Volonté numéro un: Je prends définitvement mes clics et mes clacs et je file en fac. Volonté numéro deux: J'ai envie de vivre.
(et non, ce n'est pas une décision butée. Point.) # - Commentaires (10) - crée le 27/05/2008 15:44 Les états d'âme de Flantafafouille :: John Lennon. Samedi 24 Mai 2008. Ils avaient les yeux qui brillaient. Le coeur battant. L'envie. Mon amour. Les baguettes dans les mains, le pas allant; il s'est dirigé avec assurance vers son instrument, sous les cris démesurés du public majoritairement adolescent. Première partie des BB Brunes. Quand ils me l'ont annoncé, j'ai pas tilté, sur le coup. Surtout que pour être franche, ce genre de musique, c'est pas ma cup of tea. Ba oui, "chacun ses goûts" dira la banalité. Enfin bon, il n'y a pas à dire, c'était la classe. La méga classe. Il aura fallu se faufiler entre les nenettes de treize ans dans le queue. Il aura fallu subir un bain assez impressionnant de poufs. Il aura fallu se contenir de ne pas en frapper quelques unes. Ou quelques uns.Alors, ouais. On hurlait que l'on venait QUE pour la première partie, histoire de se frayer un chemin plus facilement vers la scène. On se contorsionnait à travers la sueur de ces demoiselles. On esquivait les reproches jalouses et juvéniles. On se foutait royalement de la gueule du monde. Puis, les 9o'9 sont apparus. On parlait de "neuf-cent neuf" dans le public. Bande d'incultes, réduits à la simple connaissance des paroles de "Dis moi" mais incapables de se souvenir d'un titre des Beatles. Bref. Ils ont allumé la salle en un rien. Je ne soulèverai pas le nombre de coups de poing que j'ai reçu et ne ferai aucun cas de l'état de mes tympans ce matin au réveil. Je dirai juste que ce fut génialissime. Et bordel, oui, je suis fière de lui. D'eux. Les fameux BB Brunes ont enchaîné, provoquant certainement maints orgasmes chez ces demoiselles vociférant à plein gosier le prénom d'"ADRIIIEEEENNN". Même le fait que ces jeunes mâles pubères lancent à la salle entière le très élégant "Salut les moules" n'a rien changé. Au contraire. Les hurlements jouissifs ont continué, s'accordant (même en s'opposant) avec nos rires, notre joie raillante.
Léa, Alice, Julie, Nolwen, Marion et moi. Les Nine o' Nine. Clément, Guillume, François et mon Loulou. L'avantage quand on a son copain qui joue dans ce genre de groupe, c'est que l'on gagne en opportunité. Genre, de bonnes places gratuites sans parler de l'accès aux loges après le concert! Ce qui nous aura vallu de faire la bise aux membres du groupe des BB Brunes, de papoter un certain temps. De tout et de rien. On pourra dire alors que les porteurs de jean cigarette et moi, on a pas tout à fait les mêmes valeurs. Il n'empêche que ça aura permis aux zygomatiques de fonctionner à fond! Par la suite, on aura quitté ces pseudo-vedettes françaises ayant pour ambition de rejoindre une soirée thème disco au Woodstock. A nous perruques et lunettes ringardes, plumes multicolores et danses déjantées. Plat de frites pour se remettre de nos émotions. Et puis ces rires, toujours ces rires. Et ce lui, que j'aime. De nouvelles personnes, des numéros de téléphone échangés. La certitude de prévoir encore et encore des moments comme ceux-là. Je vous n'aime. Point barre.
photo: Ah...les Nine o' Nine...:) # - Commentaires (4) - crée le 25/05/2008 14:50 Les états d'âme de Flantafafouille :: Ne jamais se retourner. On fait parfois fausse route. Ce cours de philo a effectivement dû m'ouvrir les yeux. Ce remplaçant, enseignant à science po m'a tout d'abord paru froid, distant et vaniteux. Jusqu'à qu'à ce que s'écoule de sa bouche un flot verbal impressionnant. Et signifiant. Notion: l'amitié. Comme un fait exprès. Comme pour titiller ma conscience, réveiller en moi l'esprit endormi. J'ai écouté. Puis j'ai compris. Il a su trouver, choisir les mots afin que je saisisse la réelle définition de cette notion. Incontestablement, j'opte pour l'amitié vertueuse. Celle qui laisse entrevoir le désir de voir l'autre heureux. L'envie de l'écouter, d'éloigner toute jalousie et de ne jamais renvoyer à son ego. Même par complexité. C'est ça apprécier l'autre. C'est non pas se plaindre de ses défauts par derrière mais les lui avouer ouvertement. C'est aussi se réjouir de ses qualités sans les lorgner d'un oeil avide. Alors, c'est ainsi. Elle m'a fait beaucoup de mal. Tout de suite, je n'ai pas réagi, trop éprise de mon soudain chagrin. Et puis, réflexion subite et besoin de manifester cette opinion, d'exprimer l'injustice vécue. Sans passer pour une victime, par pur constat. Oui, on fait parfois fausse route. Même après douze ans main dans la main. On y peut rien.On grandit, les sentiments évoluent, les personnalités se forgent. Les enfantillages ne m'intéressent plus. Je n'entends pas le fait de coiffer encore ses poupées ou de passer un après-midi à faire des grimaces en compagnie de sa soeur. Seulement de se laisser emporter involontairement dans des histoires qui se justifieraient au coeur d'une cour d'école primaire. J'ai retrouvé désormais mon chemin et par la même occasion le sourire. Et pas le moindre. # - Commentaires (1) - crée le 16/05/2008 19:35 Les états d'âme de Flantafafouille :: Envie: Nom Féminin. "C'est marrant : Aujourd'hui, j'ai décidé de Vivre." Ou comment expulser la sordide futilité au prix du sourire, de la simple jouissance...Jubilation. Utopie? Peut-être. Mais au moins, je ne songe pas à perdre mon temps. Simplement à le savourer. Ou le déguster. Alors, voilà.Dans un peu plus de trois mois, on foulera du pied l'herbe Corrézienne. Sourire aux lèvres. Coeur léger. Et on parlera. On pensera, on songera à ces quelques mois de pseudo-torture. Hypokhâgne. On aura disséqué des bouquins, on les aura aimés, voire détestés. On aura vécu dans cette classe, on aura respiré l'odeur des murs et du plancher. On aura pleuré, parfois. Mais on aura ri, ri des repas au self à imaginer sadiquement les mets les plus délicieux (cf: Stéphanie, Julien, Maëlle et Léa), ri des allusions fantaisistes et burlesques de la prof de philo, ri du zeugma, ri de nos mimes, ri des Croisades et de la Guerres de Trente ans, ri des crayons gravés de Laura et de son Impudicitia, ri des mouchoirs de la prof de Grec et du fin humour du prof de Latin. [Plus qu'un mois et une page se tournera.] # - Commentaires (1) - crée le 10/05/2008 19:14 Les états d'âme de Flantafafouille :: Neuf heures cinquante-neuf. Il n'y a rien de tel qu'un feu de circulation pour vous rappeler sadiquement le temps qui passe. Comme si on nous imposait la vision cruelle d'un sablier. De notre sablier. Mais c'est vrai quoi. Un simple objet. Quelque chose de mortellement concret. Et pourtant. Combien de fois a t-on vu clignoter cette couleur verte, orange, rouge. Des centaines, des milliers de fois. Sans y prêter une quelconque attention. Aujourd'hui, il y avait des embouteillages, dans Limoges.
'Je cois que je suis définitivement soumise à ma propre connerie.' # - Commentaires (2) - crée le 30/04/2008 21:51 Les états d'âme de Flantafafouille :: Pièce close. Se lever. Cinq minutes trop tard. Sentir l'eau chaude ruisseler le long de son corps. Avaler un verre de lait. Se nouer les cheveux. Chercher ses chaussures. Saisir son sac. Grimper dans le véhicule. Enfiler ses godasses. Regarder le paysage défiler. Penser. Marcher. Courir. Sourire. Saluer. S'asseoir. Ecouter. Aimer. Détester. Ecrire. Ecrire. Ecrire. Gommer. Ecrire. Jubiler. Hurler intérieurement. Sourire. Regarder sa montre. Les observer. Marcher. Courir. Attendre. Parler. Sourire. Rire. Parler. Manger. Ou tenter de manger. Marcher. Courir. S'asseoir. Ecrire. Ecrire. Ecrire. Gommer. Ecrire. Savourer. Dégueuler son soit-disant savoir. Ecouter. Saluer. Marcher. Courir. Grimper dans le véhicule. Enlever ses chaussures. Se dénouer les cheveux. Parler. Marcher. Lambiner. S'asseoir. Penser. Ecrire. Rêver. Lui parler. Entendre, voir ses mots. Leurs mots. Leurs sons. Leurs sourires. Mon sourire. Manger. Rire. S'allonger. Penser à eux, à lui,elle, toi. Eteindre. Partir ailleurs. Se lever. Cinq minutes trop tard. Sentir l'eau chaude ruisseler le long de son corps. Avaler un verre de lait. Se nouer les cheveux. Chercher ses chaussures. Saisir son sac. Grimper dans le véhicule. Enfiler ses godasses. Regarder le paysage défiler. Penser. Marcher. Courir. Sourire. Saluer. S'asseoir. Ecouter. Aimer. Détester. Ecrire. Ecrire. Ecrire. Gommer. Ecrire. Jubiler. Hurler intérieurement. Sourire. Regarder sa montre. Les observer. Marcher. Courir. Attendre. Parler. Sourire. Rire. Parler. Manger. Ou tenter de manger. Marcher. Courir. S'asseoir. Ecrire. Ecrire. Ecrire. Gommer. Ecrire. Savourer. Dégueuler son soit-disant savoir. Ecouter. Saluer. Marcher. Courir. Grimper dans le véhicule. Enlever ses chaussures. Se dénouer les cheveux. Parler. Marcher. Lambiner. S'asseoir. Penser. Ecrire. Rêver. Lui parler. Entendre, voir ses mots. Leurs mots. Leurs sons. Leurs sourires. Mon sourire. Manger. Rire. S'allonger. Penser à eux, à lui,elle, toi. Eteindre. Partir ailleurs. Se lever. Cinq minutes trop tard. Sentir l'eau chaude ruisseler le long de son corps. Avaler un verre de lait. Se nouer les cheveux. Chercher ses chaussures. Saisir son sac. Grimper dans le véhicule. Enfiler ses godasses. Regarder le paysage défiler. Penser. Marcher. Courir. Sourire. Saluer. S'asseoir. Ecouter. Aimer. Détester. Ecrire. Ecrire. Ecrire. Gommer. Ecrire. Jubiler. Hurler intérieurement. Sourire. Regarder sa montre. Les observer. Marcher. Courir. Attendre. Parler. Sourire. Rire. Parler. Manger. Ou tenter de manger. Marcher. Courir. S'asseoir. Ecrire. Ecrire. Ecrire. Gommer. Ecrire. Savourer. Dégueuler son soit-disant savoir. Ecouter. Saluer. Marcher. Courir. Grimper dans le véhicule. Enlever ses chaussures. Se dénouer les cheveux. Parler. Marcher. Lambiner. S'asseoir. Penser. Ecrire. Rêver. Lui parler. Entendre, voir ses mots. Leurs mots. Leurs sons. Leurs sourires. Mon sourire. Manger. Rire. S'allonger. Penser à eux, à lui,elle, toi. Eteindre. Partir ailleurs. Eternelle répétition d'une représentation α|? Pour ma part, je préfère amplement travailler un autre spectacle. Pourquoi pas celui de la Vie. Mais de la vraie, alors. C'est dingue comme on peut facilement avoir l'impression d'être enfermé(e) dans une pièce. Close. Avec des murs gris. Et du pareil. Du pareil partout, sur le sol, dans le papier peint, sous les fauteuils aussi. Il serait peut-être temps d'ouvrir la porte. Un jour.
[J(E M)'ENNUIE.] # - Commentaires (3) - crée le 22/04/2008 19:04 Le secret de la liberté, c'est la librairie. [Bernard Werber] :: L'Elégance...de l'écriture.
-L'ELEGANCE DU HERISSON-
[ “Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bougeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’idée que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.” ] Muriel Barbery est née en 1969. L’élégance du hérisson est son deuxième roman. Le précédent, Une gourmandise, est traduit en douze langues.
L'élégance du hérisson. Son présent du 25 décembre 2007. Un ouvrage qui, dans l'attente d'être parcouru, s'était vu malgré lui recouvert d'une fine couche de poussière. Puis, le temps m'étant offert avec davantage de générosité, j'ai pu avec joie [et gourmandise] m'y plonger samedi soir. L'engouement populaire suscité par ce roman peut, je pense, être assez justifié. A noter cependant que l'on sent vraiment le professeur de philo qui se cache derrière la plume. Certains passages m'ont exigé une certaine relecture! Il est de ces livres qui ne méritent d'être lus qu'une seule fois. Ne dit-on pas que le plaisir subtil est éphémère et unique? Une seule chose à dire: J'aime.
"Car, pour vous, je traquerai désormais les toujours dans le jamais. La beauté dans ce monde." # - Commentaires (1) - crée le 15/04/2008 12:19 Les états d'âme de Flantafafouille :: Regard Externe. Un visage pâle. Très pâle. Et puis ces yeux. De très grands yeux gris reflettant sans cesse une certaine angoisse. Cette même figure encadrée par des boucles rouges. Et puis surtout, cet esprit. Chamboulé, drôle et parfois un peu terrifiant. Un peu dégueulasse, même. Malheureuse. Je crois qu'elle se dit malheureuse. Nourrie, logée, gâtée et entourée. Mais malheureuse. Alors elle se plaint. Non pas d'elle, mais de sa soeur, de sa mère,un peu de tous. Elle est l'incomprise, l'épaulée qui ne l'est pas et surtout, celle qui tient, je cite, "les chandelles à merveille". Alors elle se retourne et ne comprend pas. Elle refuse d'accepter tout ça, là. Elle voit ces autres qui en sont à leurs second ou troisième amour alors qu'elle n'en a jamais effleuré l'ombre d'un seul. Et puis ceux-là aussi qui ont cette ambition, ce désir d'apprendre. Ils ont ces projets qui ne se confondent jamais avec le ridicule de l'abstrait. Des souhaits synonymes de raison, surtout. Alors, oui, elle veut se différencier d'eux pour prouver. Mais prouver quoi...Elle n'en sait elle même pas grand chose. Un chapeau d'homme; elle s'imagine déambuler dans les rues Limogeaudes, la tête ainsi coiffée, la chevelure au vent. Une boîte d'hénné acajou dans une main et trois dvd de Tim Burton dans l'autre. Alors cela paraît grandiose,à proprement dit fantastique. Certains adeptes du grand langage qualifieraient même cela de "génial". Et bien pourtant non. Elle se dit encore et toujours triste et abattue, délaissée et lamentable. Alors,cherchant vainement une quelque issue, elle n'a trouvé aucun autre moyen que celui de se venger. Malgré tout. Parfois, la douleur nous mène à trouver une forme de cible potentielle sur laquelle on s'abat l'espace d'un instant. On s'étonne même souvent de parler tout seul, de créer malgré soi, des monologues incohérents. Sauf que dans ce cas, le pushing ball n'est pas imaginaire et n'est autre que moi.
Il me semble cependant qu'il faut apprendre à bousculer son esprit, parfois. Jacques me le disait souvent, lors de certaines répétitions fort mouvementées. "Camille, tu dis ne pas y arriver. Soit. Si tu ne veux pas, alors lâche tout. Personne ne sera derrière toi à te plaindre. Mais si tu veux réellement faire bouger les choses, alors fous le toi toi même ce coup de pied au cul et avance, merde quoi." Certes. A onze ans, c'est pas toujours facile de saisir le sens exact de telles paroles. Mais c'est aujourd'hui que je comprends. Que je comprends qu'il faut trouver la solution à ses problèmes non pas chez les autres mais bien chez soi. La bonne femme ou le monsieur que l'on est ou que l'on devient n'est pas cet individu que l'on voit errer dans un quelconque film. Arrêter de s'attacher à des images, à un certain idéal. Accepter ses qualités comme ses défauts et puis continuer son chemin, comme ça. C'est dingue à quel point le monde est devenu un tel bordel...
# - Commentaires (2) - crée le 13/04/2008 22:36 Les états d'âme de Flantafafouille :: trois-cent soixante-cinq jours.
Ce matin. Chemin du lycée. Concours de géo en tête. Et puis soudain, ce parfum. Je pense l'avoir reconnue, cette odeur, cette fragrance des jours heureux. Ne vous arrive-t-il jamais de vous raccrocher à un rien? Une senteur, une lumière. Ouais, un truc tout con je sais. Le quelque chose qui parait sans importance mais qui reflète néanmoins un tout. Même un an après. Le deux avril deux-mille sept, j'avais essenti tout ça. Cette émanation, la même couleur du ciel, cette synesthésie si particulière que Bonnefoy souligne souvent dans ses oeuvres. Je crois bien que ça fait un an que je lui dis je t'aime.
# - Commentaires (2) - crée le 02/04/2008 11:34 Les états d'âme de Flantafafouille :: Substitu mélancolique Je l'ai vu. C'est quand même marrant, parfois, ces coïncidences. Une silouhette se détachait, dans le lointain. Un homme. Brun, visiblement. Avec un blouson de cuir marronâtre. Se rapprochant peu à peu, je remarquais que faute de chevelure sombre, l'individu en question portait un bonnet. Il me souriait; son pas était assuré, franc. Son visage, hâlé. J'esquissais un sourire. C'était Jacques. Alors, des mots, un regard, ce regard que je retrouvais chaque jeudi quand j'étais gamine. Prépa, hautbois. La rangaine habituelle. Sauf qu'avec lui, une rangaine n'est jamais banale. Alors il a réfléchi. Réfléchi sur ce besoin qu'il avait d'être parfait, sur cette envie de paraître le meilleur mais de comprendre la vie. De la saisir, de la bouffer sans se laisser soi-même dévorer. Finalement, on ne cherche qu'à être heureux. Une cascade de paroles. Riches et signifiantes. Je n'aurais pas voulu que ça s'arrêtte. Je n'arrivais pas à formuler mes pensées, rien de plus ne pouvait sortir de ma bouche et je paraissais peut-être idiote. Mais non, je humais ce flot verbal tout en me raccrochant au doré de ses yeux. Lui arriva de son côté. Sous une pluie battante. Mais non, je ne le voyais pas. Je ne voulais pas le voir. J'écoutais ce professeur, mon maître, et plus rien n'existait. Lui se trempait et je ne le voyais qu'à peine. # - Commentaires (0) - crée le 30/03/2008 11:04 Les états d'âme de Flantafafouille :: samedi vingt-neuf mars 2008, vingt-deux heures et une minute Il y a des jours avec et des jours sans. Mon option est la deuxième. # - Commentaires (2) - crée le 29/03/2008 21:02 Au fil des mots. :: En aparté. Elle: Je sais pas. Au fond, c'est ça le pire. Tu crois te connaître, tu te forges involontairement des goûts, des passions, des envies. Des préférences aussi. T'as pas vingt ans et tu achètes déjà la cage et le cadenas qui va avec. X: Et? La vie n'est point apparue pour se restreindre à sa simple et scientifique définition. Du moins faut-il espérer. Elle: Peut-être. Mais les obstacles subsistent. Qu'on le veuille ou non. Par exemple, l'amour. C'est tout con, mais l'amour, c'est un enculé. Il rentre chez toi sans frapper. Sans forcément demander ton avis. Il s'installe, peinard... X:...et tu vas me dire qu'à ton âge, ça te fait peur, que tu as besoin de cette liberté, de cette envie de leur sourire. Basta la culpabilité. Bonjour le nouveau? Tu vas me dire que le meilleur c'est le début, que sans lui tu n'es rien mais qu'avec lui tu es autre. Tu vas aussi ajouter que tu trembles. Tu vas penser que tu es égoïste. Seule.La Solitude. Tu en as peur, finalement. Elle: Non, c'est sans lui et rien que lui que j'ai peur. C'est le bordel, je sais. X: L'existence n'est qu'un perpétuel paradoxe, ma chère. # - Commentaires (0) - crée le 26/03/2008 20:13 Les états d'âme de Flantafafouille :: Ou comment se demander où passe l'Ailleurs. Si. Y'a pas à dire. Ces p'tits trucs, ils me manquent parfois. L'odeur de cigarette imprégnée dans la moquette beige des murs par exemple. Les discussions pseudo philosophiques non pas autour d'un café mais au sujet d'un mouvement de Teleman ou de Vivaldi. Ses regards qui parlaient sans voix. "Et bien oui, c'est pas facile la vie Camillette. Mais que veux-tu, on y peut rien". Et puis les répétitions. Auditions. Examens. Les métaphores musicales, sa subtilité dans la parole, dans les images. Et cette impression, très rare, quasi jouissive, jubilation. Le simple sentiment de s'envoler haut, haut. Sentir son coeur léger, oublier le fonctionnement mécanique de ses poumons, laisser couler la mélodie comme le sang dans ses veines. Ecouter ce son comme s'il venait d'ailleurs. Un autre part. Je l'aimais la musique. Toujours, je l'aime. Mais l'homme cout après le temps, parait-il. Espérons donc que je ne le perde pas cette année. # - Commentaires (0) - crée le 22/03/2008 23:04 Les états d'âme de Flantafafouille :: Veille de Pâques. Idée numéro un: Fouiller dans le bordel de ses sentiments, trouver la clé et foutre le camp. # - Commentaires (1) - crée le 22/03/2008 18:55 Les états d'âme de Flantafafouille :: L'extraordianire est inattendu. Tiens, j'ai fini la Douleur de Marguerites Duras. "L'extraordinaire est inattendu" dit-elle. Moi, je la crois. Je bois un verre d'eau, croque un morceau de chocolat, ce livre à la main. Ouais. Rares sont les pages qui ont ce don sur moi. Ce don de me faire couler quelques larmes, de me plonger réellement dans l'âme du narrateur. Bon dieu...ça fait du bien. J'ai dix-neuf ans. Le "bel âge" d'après grands-mères dégarnies et nostalgiques. Moi j'peux pas savoir. On attendra dix, ou quinze ans pour juger de cela. J' me sens juste...gamine. Pas encore majeure. Du temps où je cachais les cerises piquées sur les arbres dans les poches de mes robes. De cette période où l'on faisait des concours de yoyo, où les mains avaient cette odeur de billes, de craie, de nutella. De l'époque où je me mariais deux fois dans la semaine et divorçais une bonne dizaine de fois par an. (cf Stephen Coutarel, CP, Ecole Montjovis) Bref. Des fois, on a vraiment pas envie de grandir. Quand même. Bon, je suis dans Maupassant. Bel Ami. J'aime. Pour l'instant. # - Commentaires (1) - crée le 15/03/2008 12:53 Les états d'âme de Flantafafouille :: Un Lundi. Décidément. Grosse déception en parcourant les pages des Fausses Confidences. A bien des égards, Marivaux m'avait paru parfois plus palpitant, dirons nous. Un Lundi comme un autre. De toute manière, j'ai toujours haï cette journée. Lendemain de week-end, réveil ardu et dix heures passées, coincée sur une chaise à faire danser le plus harmonieusement possible ses neurones. Tenter de se concentrer sur la Réforme de l'Eglise catholique puis comparer avec joie et enthousiasme la Matrone d'Ephèse de Pétrone avec la version de La Fontaine. Déjeuner avec Camille. Se dire qu'inévitablement je l'aime,lui-que c'est chaud d'avoir notre âge-que la bouffe du self c'est, en définitive, cruellement dégueulasse. Plancher deux heures sur Aristote ainsi que sur la notion de φαντασσι α puis monter deux étages. Et c'est reparti, encore des minutes interminables à étudier l'optatif présent-aoriste-parfait...se mélanger les pinceaux dans la petite interro habituelle. Attendre cette sonnerie, ce doux bruit sensé prononcer ouvertement notre libération. Enfiler le blouson beige, rire avec Maëlle et prévoir un resto pour mon anniversaire. Penser à samedi, dix-neuf ans, dix-neuf ans. Et puis se faire surprendre par le froid, trembler, un peu...et enfin percevoir au loin, au détour d'une rue, son manteau noir. Sentir bientôt ses bras autour de moi et son "je t'aime" si rassurant. Se dire que je suis vraiment perdue en ce moment. Décidément. # - Commentaires (2) - crée le 10/03/2008 18:19 Les états d'âme de Flantafafouille :: Juste un Chocolat. Chocolat Amer. Jusqu'à présent, cela sonnait tel un oxymore à mes oreilles. Point de sens à cela. Asurdité complète. Paradoxe grotesque. Pourtant, le goût autrefois tant appécié de la boisson chaude et voluptueuse avait ce soir perdu toute sa saveur. Tout juste si quelques larmes ne s'y seraient pas mêlées. Et puis ce silence si peu commun. Son regard inquiet, malgré tout. Sa bouche, ses mains, son odeur. Ma cuillère râcle avec nonchalence le fond de la tasse blanche. Le liquide porté à mes lèvres titille désormais mes papilles. Par ironie piquante, dirait-on. Et si elle avait raison, après tout. C'est peut-être "le début de la fin" pour nous. Je crois bien qu'on se perd. # - Commentaires (0) - crée le 07/03/2008 23:08 # - Commentaires (0) - crée le 29/08/2007 17:04 Bavella. Des aiguilles qui se dressent magistralement au milieu de nulle part. C'est à ce moment que l'on se sent tellement petit. Les "Ohh" et "Ahh" sont alors de sortie. Chaque pas semble nous offrir un nouvelle merveille à découvrir. # - Commentaires (0) - crée le 29/08/2007 12:07 |
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