Under my Skin
Alors que l'été passe doucement mais sûrement, je me rends compte qu'il y a longtemps que je n'ai pas laissé de traces sur mon blog....
Depuis mes dernières inquiétudes, tout s'est améliorer très vite :
- je suis retournée en France
- j'ai revu ma famille, mes amis
- mon couple dûre et s'accroche malgrès la distance
- j'ai un travail entre les mains et pleins de propositions intéressantes
- je me suis fait beaucoup de bonnes connaissances à Disney (au travail)
Mais il y a un petit HIC. Même si Tara revient ce week-end, la verdure et le mauvais temps de l'Irlande me manque. A peine un mois que je suis revenue et j'entends déjà les français se plaindre, râler et pester pour un rien, histoire de ne pas changer. Ils ont tous une tête d'enterrements dans les transports en commun, seuls les jeunes sourient, et encore. Même à Disney, endroit où tout le monde s'amuse, se détend, il y a encore des gens pour râler.
Il a beau faire un temps somptueux, la France c'est vraiment moche ! Je ne parle pas du paysage non, mais bel et bien de l'ambiance générale. Et puis je sais que je dois dire Adieu à mon pays vert, dumoins pendant quelque temps.... Ma vie est là maintenant, et elle le restera sûrement longtemps avant que je ne revoit mon île.

* Un geste de la main,
c'est trop peu pour rendre à ce pays
tout ce qu'il m'a apporté *
Je me suis mise à pleurer
La première ?
J'étais dans le bureau de cet homme que je n'avais jamais vu. Mais bon, c'était un manager absent comme on pourrait le dire.... Son discours était le suivant :
" Bonjour, Mlle POUDROUX c'est ça ? Et bien, nous avons eu des remontées disant que votre animation était excellente, que tout était parfait, cependant, nous n'avons aucun postes à pourvoir pour le moment, que ce soit en CDI ou en CDD prolongé. Tout est aléatoire ici, mais pensez à téléphoner à la recrutrice pour vous rappeller à elle une ou deux fois par mois, car toutes vos données sont dans notre fichier des employés. Je vous souhaite tout de même une bonne journée avec ce beau soleil qui pointe son nez...."
La fluidité avec laqu'elle il m'a parlé était déconcertante... Comme les standart téléphonique dont les voix sont pré-enregistrées. Je ne suis d'ailleurs pas la seule personne y ayant eu droit. Toujours le même discours, un discours de sourd, un monologue en fait.
J'ai pleuré parce qu'en rentrant chez moi le soir, j'avais gardé cette mauvaise nouvelle du matin sans broncher. J'ai fait mon boulot, et j'ai craqué ensuite... Je me suis sentie nulle. Pourquoi me dire qu'il n'y a plus de places, alors que j'ai appris qu'il proposait des CDI à des gens qui n'en avait même pas fait la demande. La plupart d'ailleurs qui sont les premier à ne pas faire leur boulot, à éviter de respecter les règles.... Bref, pas mal de monde le jour-même avait pleuré à ma place en me disant qu'ils voulaient que je reste, parce que je les motivais, que je les faisait rire, que je les écoutait, etc.... Mais la décision avait déjà été prise.
La deuxième ?
C'était hier, ma dernière journée. J'étais en Mickey, je me suis mise à délirer, faire rire les photographes professionnels et mon ACC (accompagnatrice), qui elle aussi vivait son dernier jour à l'entreprise. Plus la journée passait et plus je ressentait ce côté nostalgique.... Surtout le dernier set. Sur le chemin je n'arrétait pas de verser des grosses larmes, je pensait à mon séjour ici, à ces enfants et ces adultes que j'avais rencontré dans le parc, avec mon costume. Ceux qui m'avait frapper comme ceux qui m'avait caliner. J'ai profité du moindre calîn, du moindre bisou, etc.....
Et cette petite fille est arrivée, une blonde aux yeux bleus, je m'en souviens très bien..... Elle m'a sérré très fort et m'a dit : "Je t'aime Mickey".... Je sais que ce n'était pas à moi qu'elle s'adressait, mais ce petit bout qui ne voulait pas me lâcher m'a foutu les boules. Car le contact qu'on à avec les gens dans ce genre de situation ne se retrouve nullepart. En revenant au bâtiment, j'ai eu pleins de collègues qui m'ont sérrés dans leur bras, ont pris des photos, on rit à mes quelque blagues ou conneries que j'avais en stock.
Mais c'est vrai que ça fait du bien de pleurer, de se lâcher un peu, qu ce soit des larmes de tristesse ou de nostalgie...
Pas de nouvelles.....
Bonne nouvelle ?
Je me suis levée ce matin
Avec des larmes pleins les yeux
J'ai alors pensé à demain
A la distance entre nous deux
Chaque fois que l'on se quitte
C'est un nouveau sevrage à faire
Alors que j'étais dans tes bras hier
Je prie pour qu'on se revoit vite
Je me sens seule et ça me ronge
Dans ces moments que j'appréhande
Où mon coeur lourd, tout à coup, plonge
Dans ma mémoire et ses méandres.
Il me manque alors ma dose
De toi, ta peau, tes baisers,
De tes caresses, d'être enlacée,
Toutes ces choses sont sur "pause".
Je n'en peux plus de ces jours
Qui s'allongent toujours en semaines,
Puis en mois, et au détour
On finit par se voir quand même
Mais fait vite car j'en crève
De cet amour à distance
Qui compte les jours en absence
De tout ce temps qui m'achève
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