Je me suis mise à pleurer
La première ?
J'étais dans le bureau de cet homme que je n'avais jamais vu. Mais bon, c'était un manager absent comme on pourrait le dire.... Son discours était le suivant :
" Bonjour, Mlle POUDROUX c'est ça ? Et bien, nous avons eu des remontées disant que votre animation était excellente, que tout était parfait, cependant, nous n'avons aucun postes à pourvoir pour le moment, que ce soit en CDI ou en CDD prolongé. Tout est aléatoire ici, mais pensez à téléphoner à la recrutrice pour vous rappeller à elle une ou deux fois par mois, car toutes vos données sont dans notre fichier des employés. Je vous souhaite tout de même une bonne journée avec ce beau soleil qui pointe son nez...."
La fluidité avec laqu'elle il m'a parlé était déconcertante... Comme les standart téléphonique dont les voix sont pré-enregistrées. Je ne suis d'ailleurs pas la seule personne y ayant eu droit. Toujours le même discours, un discours de sourd, un monologue en fait.
J'ai pleuré parce qu'en rentrant chez moi le soir, j'avais gardé cette mauvaise nouvelle du matin sans broncher. J'ai fait mon boulot, et j'ai craqué ensuite... Je me suis sentie nulle. Pourquoi me dire qu'il n'y a plus de places, alors que j'ai appris qu'il proposait des CDI à des gens qui n'en avait même pas fait la demande. La plupart d'ailleurs qui sont les premier à ne pas faire leur boulot, à éviter de respecter les règles.... Bref, pas mal de monde le jour-même avait pleuré à ma place en me disant qu'ils voulaient que je reste, parce que je les motivais, que je les faisait rire, que je les écoutait, etc.... Mais la décision avait déjà été prise.
La deuxième ?
C'était hier, ma dernière journée. J'étais en Mickey, je me suis mise à délirer, faire rire les photographes professionnels et mon ACC (accompagnatrice), qui elle aussi vivait son dernier jour à l'entreprise. Plus la journée passait et plus je ressentait ce côté nostalgique.... Surtout le dernier set. Sur le chemin je n'arrétait pas de verser des grosses larmes, je pensait à mon séjour ici, à ces enfants et ces adultes que j'avais rencontré dans le parc, avec mon costume. Ceux qui m'avait frapper comme ceux qui m'avait caliner. J'ai profité du moindre calîn, du moindre bisou, etc.....
Et cette petite fille est arrivée, une blonde aux yeux bleus, je m'en souviens très bien..... Elle m'a sérré très fort et m'a dit : "Je t'aime Mickey".... Je sais que ce n'était pas à moi qu'elle s'adressait, mais ce petit bout qui ne voulait pas me lâcher m'a foutu les boules. Car le contact qu'on à avec les gens dans ce genre de situation ne se retrouve nullepart. En revenant au bâtiment, j'ai eu pleins de collègues qui m'ont sérrés dans leur bras, ont pris des photos, on rit à mes quelque blagues ou conneries que j'avais en stock.
Mais c'est vrai que ça fait du bien de pleurer, de se lâcher un peu, qu ce soit des larmes de tristesse ou de nostalgie...