mirnao's blog!
On est repartis pour un tour...
L'espoir est le premier pas vers la deception.
La reussite ne demande pas d'explications, l'echec n'en permet aucune.
La seule chose immuable est le changement, le sage s'adapte.
Celui qui ne sait pas se fâcher est un sot, mais celui qui ne veut pas se fâcher est un sag. (Proverbe chinois)
Il vaut mieux allumer une seule minuscule chandelle que de maudire l'obscurité. (Proverbe chinois)
Voilà pour aujourd'hui...
Une des plus jolies blagues de notre société est la conception de la mâturité que l'on a: Le système (avec des âges limites) donne l'impression que la mâturité s'obtient par palliers.
On se rend compte très vite de ce système quand on regarde autour de nous: 16 ans: droit de commencer à conduire (en réallité droit de commencer le code); 18 ans: droit de vote, droit au permis, donc conduire seul; mais aussi sur les interdictions pour les films: "interdit aux moins de 12/16/18 ans"...
Ainsi, un individu ayant 18ans révolus (donc 18ans et un jour) peut voter, mais est-il vraiment (comprendre par là "significativement") plus mâture que celui qui a 18ans moins un jour (ou que lui la veille pour eviter toute variation due au sujet) ? Est-ce que, comme dans le sketche d'un celebre humoriste, à 14 ans on se reveille et la première chose quon dit est "j'veux un scooter" alors que la veille on n'en voulait pas ?
J'en doute fort, et pour faire une analogie avec les fruits, qui partagent le même terme de mâturité, une pomme ne passe pas de "pas mûre" à "mûre" du jour au lendemain, elle murit progressivement et lentement, et un beau jour, on est sûrs qu'elle a atteint un degré de mâturité qui correspond à nos goûts. De verte elle rejoint la couleur correspond à son éspèce (granny, golden, etc...), mais il n'y a pas de brisure, ce mouvement est toujours progressif, et d'un jour au lendemain on ne voit nulle difference de couleur notable.
Il est évident que plus on vieilli plus on murit (encore que celà admette des exceptions [1]), cependant, nous ne sommes pas tous aussi mûrs au même âge. N'avez-vous jamais été surpris par la mâturité d'un enfant que vous croisez ? Certains enfants de 7 ans sont plus mâtures que certains "adultes" de 47 ans [2].
Et que dire de ces hommes qui semblent rajeunir au cours du temps ? Je ne parle pas de leur physique mais de leur mentalité bien sûr.
D'ailleurs on voit apparaître une notion importante: celle d'adulte et d'enfant... Un enfant est toujours vu comme immature, on le "méprise", son avis ne compte pas, il n'a pas de vécu, des connaissances incomplètes etc... l'adulte lui, dispose du vécu et des connaissances (elles sont au moins moins parcellaires), c'est automatique, c'est pour ça qu'il peut désormais prendre ses propres décisions. La veille c'était un enfant, il ne le pouvait pas...
Mais bon changeons un peu de corde de cette harpe afin de donner du relief à cette mélodie...
Ainsi une femme [3] adulte et donc disposant d'une mâturité "suffisante" surgissant de juste derrière les caisses de la pompe à essence, landeau en avant, et sans même regarder si une voiture arrive sur la route qu'elle s'apprete à traverser (en dehors des clous, mais passons ce détail) [4], est de façon évidente plus responsable que ce même enfant, qui, s'il survit jusqu'à ses 3-4ans, appliquera "bêtement" les recommandations qu'on lui fait [5] et regardera bien des deux côtés de la route avant de traverser. Vous mettriez votre vie entre les mains duquel ?
Que dire de ce monsieur quittant le parking du supermarché, sa voiture remplie de victuailles mais aussi d'une partie de sa famille, qui grilla un jour allègrement un stop [6] ?
Que dire de ces étudiants qui vont manifester dans la rue, s'opposant à un projet de loi, qui a la particularité de ne contenir nulle part dans son texte, ce qu'ils lui reprochent [7] ?
Des exemples comme ceux-ci sont extrèmement nombreux, tout le monde aurait sa petite anecdote à raconter, des milliers de situations differentes seraient listée... Ca prendrait juste du temps...
Bref, je préfèrerai un système autre et nettement plus défendable, il est juste dommage que l'on ne sache pas estimer la mâturité...
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[1] Voir "syndrôme de Peter Pan".
[2] J'éxagère mais bon, des cas moins éxtrèmes sont connus.
[3] Je prend des gants pour commencer, n'y voyez aucune mysoginie, c'est juste que c'est l'histoire telle qu'elle m'est arrivée.
[4] C'était surtout grave ce coup là, une voiture arrivait, avec au volant un mineur... Mais bon, ça s'est bien fini (si on exclue les reproches fait par la dame au mineur au volant et à l'accompagnateur comme quoi ils pourraient faire attention parce que là ils ont failli renverser sa poussette, ce qui aurait pu faire mal au bébé...).
[5] J'éspère qu'on les lui fera tout du moins...
[6] Notez que je ne lui en veux pas, il grille les stops s'il veut, mais il aurait au moins pu regarder sur sa gauche (qui était prioritaire) avant de s'engager, ça m'aurait évité d'applanir les pneus de la voiture de ma maman... Heureusement que j'étais un conducteur experimenté qui avait au moins deux mois de permis...
[7] Non celle-là elle était gratuite... Mais bon si vous voulez des exemples recents on peut parler de la LRU.
[8] Je plaisante, ça s'arrêtait à [7].
Les JDR ont été accusés de tous les noms, de dériver en sectes ou encore de faire perdre la notion de la réalité, mais de vécu le plus grand danger reside dans les rêves qui en sont induits...
Puisque pour une fois je me souviens d'un de mes rêves et qu'il y est lié, je m'en vais vous le conter... Ainsi, suite à une session de Cthulhu, un jeu de rôle pseudo-effrayant, me voilà chez moi, dans un état second. Soudain, quelque chose glisse sur ma main, celà vient de sous le lit...
La peur aidant, je bondit loin du lit (en réalité, là ou se trouve un caniffe), et me retourne pour voir cette chose. Il s'agit d'une sorte de poulpe. Je lui lance aors un "Salut" quelque peu interrogatif, principalement comemnt est-il arrivé là... En réponse je l'entend se murmurer à lui même "C'est pas banal ça...", il sort alors de là, me rend mon salut, et commence à tendre un tentacule dans ma direction. Je lui sert le tentacule, tandis qu'il se presente comme un poulpe mangeur d'hommes, ce qui me pousse à lui répondre que je suis un homme mangeur de poulpes. Il me donne l'impression de sourire.
Il pretend s'appeller Jean-Pierre, "pas courant comme nom pour un poulpe" me permis-je de répondre, et il m'expliqua alors que c'est un nom d'emprunt, qu'il faut vivre avec son temps, et que lorsqu'il se presente avec son nom véritable, on le prend pour un type déquisé en monstre de jeu-video pour faire la promotion de je-ne-sais-quel jeu. Je lui dis que je connais ça moi aussi, ou plutôt l'inverse, mon nom étant banal pour un humain, on me prend toujours pour un individu lambda.
Nous passons une partie de la soirée (concretement c'est plutôt la matinée mais bon)à discuter de tout et de rien, des facilités qu'ont les poulpes mangeurs d'hommes à vivre de nos jours, que la bonne nouvelle c'est que les hommes soient très nombreux, au moins ils (les poulpes) ont de quoi manger, mais pour le reste... Mais dans l'ensemble il ne se plaint pas. Les nombreux plongeurs "agressés" par des poulpes voleurs de masques leur permettent de s'approcher de leurs proies bien plus facilement, pensant qu'elles ne risquent rien car elles n'ont pas de masque.
Vient alors le temps de se dire au revoir, en effet, je lui fais l'aveu de vouloir dormir un peu, il me répond alors qu'il doit me manger pour tenir à son titre et que c'est donc superflus. Je lui avoue que la perspective ne m'enthousisme guère et que moi aussi je dois le manger pour tenir à mon titre. Celà ne l'interesse pas vraiment non plus, aussi nous disons saluons nous une dernière fois sur le seuil de la porte, avant de nous séparer simplement.
Je crois que la démonstration est faite: les jeux de rôle sont extrèmement dangereux, en effet, ils sont capable de me faire croire (ou au moins me faire douter) que cet épisode de ma vie n'est qu'un rêve, alors que je ne me souviens jamais d'eux et que c'est donc impossible. Sans la moindre notion de la réalité c'est un coup à devenir fou...
Tout ce que vous lisez dans un journal est vrai, sauf l'histoire que vous connaissez directement. (Erwin Knoll, éditeur du magazine américain The Progressive)
Partout les gens confondent ce qu'ils lisent dans les journaux avec les informations. (A.J. Liebling, journaliste américain, New Yorker)
L'histoire est une fable sur laquelle on s'est mis d'accord. (Napoléon Bonaparte, général de la révolution française puis chef d'état français sous le consulat et l'empire entre autres)
Ceux qui respectent la loi et aiment les saucises ne devraient pas regarder comment on les fait. (Otto von Bismark, chef d'état de la Prusse puis de l'empire Allemand)
Un second mariage marque le triomphe de l'espoir sur l'experience. (Samuel Johnson, auteur, critique et lexicographe anglais)
Lorsque les humoristes résument l'ésprit d'équipe à "c'est un esprit pour une équipe", ils ne sont malheureusement pas loin de la vérité.
Comme Margaret Thatcher le disait: "Quand quelqu'un dit quelque chose de stupide, il/elle est stupide. Quand cinq personnes disent quelque chose de stupide, elles sont cinq fois stupides. Quand cinq mille personnes disent quelque chose de stupide, vous êtes stupide."
Le fait est que le comportement de l'être humain est fortement lié à la présence ou non d'autres personnes, ainsi, bien que son propre raisonnement puisse diverger, la plupart des êtres humains feront ce que font leurs semblables. Ce qui est surtout problèmatique lorsque ce qu'ils font est important (pouvant avoir des conséquences grâves) et mal fait... Ce n'est pas pour rien que l'humain est un animal social.
Mais plutôt que de die des choses, des experimentations parlent d'elles-mêmes: Solomon Asch, durant les années 50 a donc mené une experience simple.
Un volontaire était assis en bout de table, aux côtés de dix complices (le volontaire croyant que les complices étaient des volontaires comme lui), devant lui, sont déssinés 4 segments : un de reférence, et trois numérotés, le but étant d'annoncer lequel est de la même taille que le segment de reference. La réponse se voulait facile, presque évidente, afin que l'experience montre tout ce qu'elle avait à montrer.
Le volontaire (car le jeu était un minimum truqué) était toujours le dernier à donner son avis. Tant que les complices avaient pour consigne de donner la bonne réponse, le volontaire donnait la bnne réponse sans grande surprise, en revanche, lorsque le signal était donné et que tous les complices se mettaient à indiquer une des deux mauvaises réponses (mais à l'unanimité), l'experience montra que 3/4 des volontaires donnèrent au moins une fois la mauvaise réponse sur les douze fois ou les complices donnaient une mauvaise reponse (on ne compte pas les fois non "truquées" ou tout le monde repondait juste), l'un d'entre eux alla même jusqu'à se tromper onze fois ! Bien sûr, il faut prendre en compte le fait que, puisque cette experience montre notre rapport à autrui, une fois que le volontaire avait estimé que ses "camarades" étaient une bande d'abrutis qui disaient n'importe quoi, il ne cherche plus forcément à se conformer à leur avis, tant qu'il n'a pas estimé leur aptitude au moins une fois, il leur adresse un certain respect naturel visant à leur faire confiance et à suivre leur avis, au détriment du sien.
Si l'experience s'était arrêté là, nous aurions déjà eu de bonnes bases quand à la démonstration faite, mais pour aller encore plus loin, Mr Asch leur posait un petit questionnaire en sortie pour savoir pourquoi ils s'étaient trompés, et pas un n'a dit que c'était parce qu'il avait voulu se conformer aux dires des complices qui l'entouraient, chacun inventant sa propre explication, du fait qu'un reflet mal placé lui ai fait apparaître le segment plus court, à sa position géographique qui ne favorisait pas son estimation. Les conclusions sont donc encore plus terribles, car même en leur expliquant que c'était truqué et que par la presence des complices on était sûrs qu'ils allaient répondre faux, ceux-ci continuaient à s'inventer des excuses invérifiables mais peu probables. Non seulement ils font ce que font leurs semblables, mais en prime, ils s'y conforment de façon inconsciente et rejettent leur propre avis, allant jusqu'à adopter l'avis des autres (autre experience celebre, Musafer Sherif en 1937 à l'aide de l'effet autokinétique); si celà restait un choix délibéré, et conscient, celà serait nettement moins effrayant...
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