Rappel du premier chapitre:
Nous sommes en l'an 2985; suite aux avancées technologiques, l'humanité s'est scindée en deux principaux groupes. D'un côté les "mecas" qui ont tout misé sur des améliorations technologiques, et sur la science en général, et de l'autre les "bios" qui eux ce sont orientés vers la génétique, considérant qu'elle leur permettrait autant que les autres technologies qu'ils abandonnèrent par conséquent.
Deux orientations scientifiques, deux formations sociales. Les bios, se sont vu contraints de se spécialiser dès leur naissance; un batisseur excellera dans son rôle mais aura sûrement des handicaps dans d'autres. Leur société est donc extrèmement cadrée, aucune évolution possible, on fabrique des nouveaux en fonction des besoins. Ils fonctionnent comme un organisme géant: chaque organe a son rôle à jouer pour que le tout vive. Les mecas eux ont une société beaucoup plus évolutive: leur technologie prend souvent la forme de tenues à enfiler qui vont améliorer les points physiques nécéssaires pour le travail à accomplir.
De plus, compte tenu des armes désormais à leur disposition, et de la conquète spatiale qui a bien avancé, leurs guerres ont lieu sur Mars et n'opposent que des petits groupes de soldats. A la suite de cette "escarmouche" un vainqueur est déclaré et il obtient gain de cause. C'est là que nous retrouvons l'un des personnages les plus importants de l'histoire qui va suivre à savoir Tiberius.
"Bon ça y est les gars on s'arrête.
-Pourquoi? Lui demanda alors l'officier en second du groupe de combat.
-Parce qu'on a parcouru la distance minimale requise depuis notre point de largage, donc on n'est plus obligé de marcher.
-Mais pourquoi ne va-t-on pas à leur rencontre?
-C'est ta première mission?
-Oui monsieur.
-Ca se voit... Alors pour ta gouverne, saches qu'à moins de gaspiller une énorme quantité d'énergie en mettant nos capteurs à fond, ce qui nous rendrait vulnérable, les chances que l'on a de détecter des bios qui se font discrets sont quasi-nulles, donc hors de question de partir à l'assaut, et vu que de toutes façons ils nous surprendront, ça ne sert à rien de bouger, évitez juste de trop baisser votre garde..."
Après quelques heures d'attente, temps suffisant pour vider les batteries des tenues de combat des mecas lorsque les capteurs sont à leur sensibilité maximum, un tir percuta l'un d'eux.
"Ah enfin! Je commençais à m'ennuyer..." S'exclama Tiberius.
Après quelques minutes de fusillade pure et dure les mecas ramenaient leurs bléssés pour être évacués. Ils avaient gagné.
De retour sur terre, les bléssés furent envoyés à l'infirmerie, tandis que Tiberius rejoignait son bureau. Sur le chemin il croisa son ami, le vice-amiral Engra, avec lequel il eut un petit entretien quant à la qualité des officiers en second que l'on lui a refilé pour cette mission...
"En parlant de mission, on en a reçu une nouvelle pour toi.
-De quel genre?
-Du genre chiant, prenant du temps, mais avec de gros canons...
-Et plus précisément?
-Ben d'après eux t'es le seul officier qu'ils aient à avoir suffisament d'experience pour cette mission, le but est d'aller coloniser une nouvelle planète...
-Et ils ont besoin de l'armée pour ça?
-Justement, dès fois que... Ils aimeraient bien un soutien militaire, dirigé par un officier capable de s'adapter à l'inconnu, un peu comme quand t'avais bricolé ton couteau pour la grosse bèbète il y a trois ans...
-Donc j'y vais avec toi j'imagine, et c'est tout? Ils m'envoient pour diriger deux cuirassés et leurs escortes?
-Cinq cuirassés... Le classe ZEUS, deux de classe HADES, dont le mien, et deux de classe PROMETHEE.
-Ben ça en fait du monde..."
Intrigué, Tiberius se rendit dans son bureau ou l'attendaient ceux qui étaient venu le voir.
"Expliquez moi vite ce que vous faites là ou je vous fait mettre à la porte, ce bureau n'est pas ouvert à tout le monde...
-On vient parler à l'amiral Tiberius.
-Et vous lui voulez quoi?
-C'est confidentiel donc...
-Peu importe! Vous lui voulez quoi?
-C'est confidentiel...
-Si vous ne voulez pas me parler sortez de mon bureau, j'ai du travail moi...
-Euh c'est vous l'amiral? Il y a un truc que j'aimerai bien comprendre, pourquoi avez vous dirigé vous-même le groupe de combat tout à l'heure?
-Oui c'est moi l'amiral Tiberius; quant à la direction du groupe de combat, il est facile de donner des ordres planqué dans un bureau, ou dans un cuirassé, alors afin d'avoir le respect de mes hommes je vais aussi sur le front..."
Après une légère explication concernant le but de cette mission, le pourquoi du comment et d'autres détails superflus, Tiberius accepta, et nous voilà donc à l'embarquement dans les vaisseaux. Toute une floppée de vaisseaux civils sont chargés, tandis que les soldats de leur côé embarquent eux aussi. Toute une série de navettes sont effectuées entre le sol et l'espace afin de charger le personnel, les vivres, du materiel de réparation et tout ce qui pourrait servir à la mission. Objectif: aller plus loin qu'on ne l'a jamais été...