C'est alors que le message parvint, une flotte Vlark approchait, dirigée par Gar'Lath...
"Il va prendre d'assaut la planète, faut faire gaffe. Plaisanta Tiberius.
-Au fait toi, tu as oublié de nous laisser les codes du Zeus, alors c'est bien beau, mais on a un vaisseau super puissant qui est réduit au statut de station de défense car on a juste l'énergie pour alimenter les boucliers et les armes... Lui répondit Engra.
-Ah non, tu n'a pas accès aux armes, pas à toutes. Et puis je ne vous ai pas laissé de codes parce qu'il n'y en a pas, si vous ne savez pas piloter, ce n'est pas ma faute.
-En parlant de ça, je me suis toujours demandé pourquoi on a créé un seul cuirassé de classe Athena, puis construit le Zeus... Je sais bien que le Zeus est un peu plus gros, mais il a sensiblement les mêmes boucliers et la même puissance de feu, à moins que tu ne sois au courant d'un truc que j'ignore...
-Je suis au courant d'un truc que tu ignores." Fut la seule réponse qu'il obtint de Tiberius.
Pendant ce temps, Gar'Lath les avait rejoints à bord du cuirassé d'Engra. Ils lui exposèrent la situation, et en bon soldat il répondit qu'il les aiderait. Au cours des dernières années, les flottes Vlarks et mécas luttèrent souvent côte à côte, et elles commençaient à se connaître... Les Vlarks savaient que si les mécas avaient besoin d'eux c'était pour affronter un ennemi extremement dangereux. Engra transmis toutes les données qu'il avait concernant les effectifs des mécas qui arrivaient, l'état des vaisseaux, mais aussi les effectifs des bios, le nombre de vaisseaux mécas capturés, et le nombre recensé de vaisseaux bios à proprement parler, ainsi que toutes les donées qu'ils avaient sur eux. Pour commencer la carapace était resistante, moins que les coques des vaisseaux mécas, mais resistante, car constituée d'une grande épaisseur de chitine. Cette épaisseur est répartie en plusieures couches, chacune séparée par une poche de gel suffisament visqueux pour avoir le temps de se solidifier au contact du froid du vide spatial, sans être aspiré purement et simplement. Ces simples faits compensaient la résistance moindre de la coque. Leurs armes, étaient les armes courantes des bios, des griffes et des dents, mais aussi des lancement par spasme musculaire d'acide, ou alors de coquilles contenant des produits plus ou moins toxiques, explosant au contact de la cible. Aucune information ne put être obtenue quant à la façon dont les bios usèrent pour mettre leur vaisseau en orbite, mais la plus probable est qu'ils se soient servis de vaisseaux mécas capturés. Ces vaisseaux ont réussi à recréer un équivalent biologique, et un peu moins efficace des systèmes de propulsion mécas. Pour résumer, les vaisseaux mécas sont plus rapides, mieux armés, mieux protégés grâce à leurs boucliers, ils sont donc la principale menace que contient la flotte des bios. En revanche, les vaisseaux "100% bios" ont l'avantage de se remettre des pires coups si on ne les achève pas, et sans avoir besoin de maintenance. Les vaisseaux Vlarks quant à eux sont juste un peu moins resistants que les vaisseaux mécas, mais de puissance de feu et de vitesse semblable, la stratégie allait donc être simple, Les Vlarks s'efforceraient de s'attaquer aux vaisseaux bios, alors que les mécas se concentreraient sur leurs vaisseaux volés, la bonne nouvelle étant que la majorité des vaisseaux capturés avaient été endommagés et n'auraient donc pas leur plein potentiel, la mauvaise étant que le gros de la flotte méca était lui aussi endommagée...
Le classe Athena representait la principale menace, il avait été pris sans subir le moindre dégât, et tout comme le classe Zeus, ses boucliers peuvent resister à un déluge de tirs concentrés sans faillir, tandis que la puissance de feu brute pouvait détruire les vaisseaux d'une flotte les uns après les autres.
"Ah ben voilà qui risque d'être drôle...
-D'après ce que nous avons compris, l'univers tout entier est en danger à cause de ces créatures, et ça vous amuse?
-Ca va être divertissant, on va s'amuser ne vous en faites pas..."
Gar'Lath commençait à comprendre pourquoi Engra avait été si desespéré de fréquenter Tiberius.