08/12/2020:
L'ambassade était un batiment relativement standard, avec tout le confort du monde développé, et même plus, situé à l'écart des nombreux villages qui constituaient leur cité, et sous bonne garde des membres de la caste de l'eau, officiellement pour nous proteger. Comme prevu Balinazar etait de retour ce matin, afin de visiter la cité au mieux, chaque membre du cortège qui le désirait pouvait par simple demande auprès d'un guide de leur caste visiter la capitale, tandis que mon guide était Balinazar en personne.
Nous partîmes à pieds, je demandais alors à Balinazar pourquoi nous n'avions pas un de leurs transports, et il me repondit juste que la marche était un moyen de déplacement tout aussi efficace. Nous atteignîmes le premier village, ou tous s'affairaient à leurs occupations, cultivant la terre pour certains, travaillant le metal pour d'autres... Balinazar négocia afin de nous faire poursuivre la route à bord d'une charette tirée par des chevaux. J'étais surpris de la chaleur ambiante dans la cité, sous les dômes et dans les tunnels les reliant, on m'expliqua que c'était juste de la géothermie. Nous arrivâmes au dôme central, le plus grand de tous, et une jeune femme hurla dans la rue:
"Balinazar ! Tu n'es pas sensé être en mission ?
-Hey... Répondit-il alors, en me désignant, et en saluant.
-Alors comme ça c'est lui l'ambassadeur ? Tu es sûr d'avoir les qualifications requises pour négocier avec lui ?
-Pour les qualifications, autant être honnête, ce ne sera pas moi qui les ferai, enfin pas au début, là je lui fais juste visiter la ville.
-Quoi ? Tu veux dire que tu me le laisse ?
-Non, le pleureur en personne le fera, lorsqu'il sera de retour. Maintenant, il me faut m'excuser mais je ne peux me permettre de rester des heures..." Fut la conclusion qu'il apporta à cette discussion.
"Je suis surpris du ton avec lequel vous avez parlé à cette enfant, elle agissait comme si tout lui était du... Lui soufflai-je alors.
-Sachez monsieur que cette 'enfant' comme vous dites n'est autre que l'un des cinq dorés, les plus importants de notre société..." Glissa-t-il entre ses dents, masquant à grand peine une certaine rage.
La visite n'eut sinon rien de bien extra ordinaire, si ce n'est la forêt qui bordait la ville et qui d'après ce que m'avait dit Balinazar servait à l'éducation des jeunes. Le soir venu, nous fîmes halte dans le même village qu'à l'allé, ou les habitants s'étaient réunis autour d'un grand feu de bois pour des épreuves de forces, mais aussi à la fin de la soirée pour admirer des danseurs qui executaient une choregraphie des plus fascinantes sur une musique tout aussi envoutante...