Rappel du premier chapitre:
"Suite à la chute de Kranack, les demi-dieux commencèrent à rebâtir leur dimension meurtrie. Cependant, les batailles n'étaient pas finies, les armées infernales suite à leur confrontation directe étaient plus faibles qu'elles ne l'avaient jamais étées, le conseil des huit dont les armées étaient affaiblies se maintenait tant bien que mal en place grâce à la puissance brute de ses membres, mais une entité osait les defier et ralliait des armées sous sa bannière, Arlic, fils de Kranack. Les dissenssions étaient de plus en plus nombreuses.
La dimension materielle souffrait moins de discordances internes puisque seuls les demi-dieux s'y tenaient, mais ils étaient exténués, peu nombreux et certains essayaient de faire secession. Des parcelles survivantes de l'armée de Kranack, dirigées par les hauts-responsables survivants tentaient régulièrement de revenir pour reprendre le pouvoir.
Les troubles ne se limitaient pas à ces deux dimensions, d'autres avaient été assaillies par les forces de Kranack, ou l'avaient rejoint délibérément, offrant des points de replis aux survivants de leur forces; phénomène auquel s'ajoutait les dieux ambitieux des univers épargnés, qui souhaitaient profiter de l'occasion pour étendre leur territoire.
Les vagabonds noirs avaient disparu et ne faisaient plus guère parler d'eux, enfin, pas dans l'accomplissement de leur fameux plan. Pour finir, certaines dimensions, dont celle d'Asdiel se tenaient prètes à la guerre, sans avoir souffert des affrontements, juste pour proteger leurs frontières. Les "anges" , les emblables d'Asdiel, s'efforçaient de proteger les reliques, et de retrouver Demonicus, Kranack n'était plus, mais celui qui l'avait vaincu pouvait, en rassemblant les reliques, retrouver ses pouvoirs passés, devenant ainsi le plus grand danger pour les univers connus. Demonicus, lui avait tout simplement disparu et demeuré introuvable, les "anges" ne savaient même pas s'ils pourraient l'enfermer afin de l'empecher de nuire.
Du côté des mortels, même s'ils n'étaient pas au courant de tout, ils savaient que quelque chose d'important était en train d'avoir lieu, les dieux d'autres dimensions essayaient de créer des sectes, les sectes de Mellindra, Tyrius, Arlic et Demonicus avaient une version de l'histoire très proche de la réalité, aussi de nouvelles religions se développèrent, servant Conrad, Aldera, la prophetesse Crilnia ou les autres...
Les dieux des anciens temps, anterieurs à l'ascenssion de Rarius, éxilés, commençaient à revenir pour récuperer leurs cultes, et aidaient les demi-dieux à reconstruire et à defendre les frontières. Golgotha était devenu le symbole de l'espoir, portant sur son dos celui qui dirigeait desormais l'ensemble des demi-dieux à savoir Conrad.
Et enfin le roi-dieu d'une autre dimension, Morituri, se tenait prêt, il comptait bien ajouter à son domaine aussi bien la dimension materielle que les enfers, et pour commencer il lui faudra la puissance de Conrad, avant de defier les lieutenants eux-mêmes.
Bien loin de toute agitation, un demon cherche ses proies..."
"Heureusement que la mort de Kranack devait rapporter la lumière... Plaisanta Conrad en revenant d'une de ses habituelles missions.
-Tu sais pourtant que mes propheties ne sont pas forcement très claire, mais le règne de Kranack me semble plus sombre malgré tout... Répliqua la prophetesse.
-Engra est revenu ? Demanda Conrad.
-Pas encore, mais il reviendra ne t'en fais pas...
-Qu'en sais-tu ? Il est en plein territoire 'ennemi', c'est dangereux... Fit Conrad plaisaitant.
-Oui, mais il est assez grand pour se débrouiller tout seul." Lui répondit-elle avant de poursuivre entre ses dents: "Et puis il a encore des choses à faire ici.
-On parle de moi ? Demanda ce dernier.
-Des nouvelles de Morituri ?
-Oui, il rassemble ses forces, son princial problème c'est que d'autres univers ont des réactions proches, ce qui maintient un 'statut quo' puisque le premier qui attaque se voit spolié de ses territoires par les atres, et coincé entre plusieurs fronts... C'est vraiment plaisant d'envenimer les relations diplomatiques de la sorte..."
Car Engra, malgré sa puissance aimait à user de stratagèmes vils et retors, et le meilleur moyen qu'il avait trouvé pour "proteger" l'univers materiel des roi-dieux ambitieux était tout simplement de les rendre encore plus ambitieux, créant ainsi une situation de crise bien plus gnéralisée qu'elle ne devait l'être, "un bon gros bordel" comme diraient les personnes vulgaires, et puis il assurait aussi des missions d'espionage. Conrad était plus en "deuxième ligne", à repousser les assauts qui n'étaient pas détournés par les machinations d'Engra. La prophetesse elle, essayait de reconstruire, aidée de sa fille, et predisait les attaques, permettant des réponses rapides et adaptées. Une machinerie bien rodée...
Les reconstruction étaient lentes, les mortels pour un certain nombre, ne savaient plus quels dieux suivre, retournaient aux anciens cultes privés de dieux, ce qui n'arrangeait rien. Nombreux étaient ceux qui profitaient des troubles pour se déclarer prophète d'un dieu et regner sans partage sur leurs semblables, les guerres faisaient rage et les dieux s'efforçaient de les calmer...
"On n'a vraiment pas besoin d'une guerre maintenant... Maugrea la prophetesse.
-Avait-on besoin d'une guerre contre Kranack ? Demanda Engra.
-Il fallait bien qu'on se defende de ce qu'il voulait faire...
-Là c'est pareil, il faut bien qu'on se defende contre ceux qui veulent nous faire tomber.
-Ils sont quand même amusants, demandez leur de se battre pour eux contre Kranack et ils vous laissent tout faire, par contre, demandez leur de profiter de notre fatigue pour nous sauter à la gorge et bizarrement il y a du monde... S'insurgea Conrad.
-Ce sont des êtres vivants..." Conclut Engra, avec un calme qui contrastait avec l'humeur de Conrad.
C'est à ce moment que la prophetesse eut une vision, une vieille connaissance n'allait pas tarder à arriver, une des plus hautes responsabilités de l'ancien royaume de Kranack, et malgré celà, sans la moindre armée. Ils ont décidement un ego surdimensionné pensa-t-elle. Conrad se mit en route.